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Salut à tous,   Ma déclaration d'amour pour le Pitch : Le Pitch, c'est une discipline devenu plus visionnaire que jamais, malgré le paradoxe que cela représente pour beaucoup : parce que nous comprenons mieux désormais les fondements, les sous-jacents, les biais du cognitifs et que c'est bien pour cela que si le terme demeure le plus pertinent, c'est l'approche qui na plus rien à voir. Aussi est-ce la discipline première pour aspirer à l'élégance du discours, mais c'est aussi et surtout la voie royale pour se questionner en profondeur. Non, le Pitch n'est pas un gadget ni une technique : c'est là que vous découvrirez votre propre capacité performative à créer du réel et de la valeur avec des mots. Le Pitch n'a rien d'un travail strictement formel : c'est l'art et la manière de voir ressurgir le fond à la surface. Dans le fond, il se trouve aussi votre système de valeurs, qui en adéquation avec votre modèle a d'autant plus de chance de renforcer l'impact émotionnel du message. Travailler le Pitch avec nous c'est précisément perfectionner son modèle tout en questionnant les valurs et la vision, les convictions qui vous engagent. En aspirant à le rendre attractif et stimulant, vous prenez conscience de tout ce qu'il faut clarifier dans le choix des mots, tel que vos clients ont une chance de l'entendre. Ici intervient notre expertise en neuroscience, bien au-delà du simple exposé vendeur : la dynamique intersubjective qui construit une relation commerciale sur une possibilité de confiance durable. Aussi dans notre approche, le Pitch est l'alibi structurant par excellence. Sa pratique est le socle légitime pour construire l'étape suivante : votre leadership. Néanmoins... Nous allons devoir...  lever le pied  quelques temps sur les @PitchParties gratuites, en mode "découverte" du lundi soir. Parce que le Pitch qui commence à être connu, reconnu, ne peut certes pas reposer sur ma seule passion - sachant aussi que ce n'est pas mon principal métier, car j'agis en ce domaine mu par la curiosité intellectuelle du deal maker que je devenu avec le temps. Et de la passion au sacerdoce sacrificiel, il n'y a parfois qu'un pas ! Parce qu'entre-temps, ce qui n'était qu'une série de meetups gratuits pour s'amuser entre amis, est devenu très professionnel : une équipe de passionnés s'est spontanément construite autour de moi (4 personnes à temps plein), et les jeunes padawans qui sont là pour être inspirés, je les respecte et je veux qu'ils gagnent leur vie en dépassant maintenant le cadre de l'expérimentation pédagogique. Aussi la partie gratuite des meetups (surtout quand les entreprises consultent de plus en plus l'équipe et ont tendance à apporter une considérable charge de travail) a malheureusement commencé à poser question. Je voulais donc, pour ne pas décevoir les centaines de personnes inscrites sur le plateforme meetup.com/pitchparties, leur expliquer le pourquoi de notre réorientation, en espérant qu'ils nous suivrons... Et en toute transparence parmi les aléas qui nous poussent à nous réinventer : La plateforme meetup.com elle-même ! Leurs équipes, c'est triste à dire et peut-être est-ce dû au contexte du rachat récent par WeWork, gèrent catastrophiquement sa migration vers une nouvelle version (et même Eventbrite qui plante depuis une semaine - quel mauvais karma !), et de fait ce contexte technologique commence à faire trop amateur par rapport à nos aspirations. Il fallait le souligner parce que cela joue beaucoup bien sûr : mais cela n'explique pas tout. Comme un ersatz de Science-Po...  Au titre d'exemple susceptible d'user notre capacité d'évangélisation bénévole : notre vécu au travers du cas d'école par excellence, avec l'agression gratuite par une membre de l'équipe encadrante de Sciences-Po Saint-Germain-en-Lay e . Vous avez traversé avec une sensibilité et une générosité extraordinaires l'épisode de cette injuste saillie (je vais le diore en termes prosaïque parce que ceci est mon blog et que je déteste la langue de bois : vous donnez du gratis à certains abrutis jaloux et en France ils trouvent encore le moyen de vous emmerder) - et nous en sommes ressortis grandis comme *marque* et comme *communauté* : MERCI pour ce très fort moment de solidarité. Et je vous le rendrai au centuple :-) Vous le savez, d'aucuns m'ont d'ailleurs déjà sollicité, vous pourrez compter sur la puissance de mon engagement pour venir à mon tour à la rescousse à la première occasion pertinente, légitime et bien documentée  ;-) - c'est parfois stratégiquement nécessaire sur préserver votre e-reputation et vos marques face aux " haters " et autres " trolls ". Nous restons une fantastique meute d'amis organisés : je ne serai jamais loin ;-) Cependant, moi comme "PitchMaster"... Je l'avoue, je ne suis vraiment pas une victime et je suis même tellement chanceux d'avoir été si magnifiquement soutenu, mais je suis assez émotif (ça va avec ma sensibilité de PitchMaster justement, si si !) - et je ne me sens plus prêt à revivre ce genre d'anicroche. C'est tellement médiocrissime d'une part, et d'autre part, structurel sur nos marchés français. Oui la France a le secret des luttes intestines en forme de petites tempêtes inutiles dans des verres à moutarde.  Et je ne veux plus laisser d'aspérités disponibles aux calculs politiciens ou manœuvres d'envieux pour heurter la noble vocation que m'inspire le Pitch - c'est la voie royale vers le leadership et je suis fermement décidé à transmettre cette passion à celles et ceux qui s'engagent de façon volontariste et respectueuse aussi, de notre droit à construire une activité à part entière. Les entreprises qui achètent nos ateliers au juste tarif, sont engagées et ne tarissent pas d'éloge : allez chercher une certaine validation altruiste au sein des institutions académiques, si vous ne traitez pas avec les meilleurs (HEC ou l'ESSEC nous ayant superbement bien accueillis par exemple), chez d'autres vous rencontrez la jalourie et la récupération simplement pour avoir voulu tendre la main. Et puis il y a le Pitch version industrielle sous cellophane, venu laisser des miettes dans notre jardin tranquille... Oui, un autre point de blocage hallucinant : les brioches Pasquier ont bloqué la marque "Pitch" en France, pourtant partie intégrante d'un patrimoine mondial. Une fantastique avocate a tout fait pour nous aider mais non : l'INPI joue un rôle de juge et partie particulièrement douteux. D'un côté ils sont supposés se porter garants d'une certaine légitimité du droit des marques, mais de l'autre leur survie dépend des sommes importantes que leur octroient des groupes comme Pasquier. Or ils vendent des brioches mais ont bloqué la marque dans les classes qui nous concernent : la formation notamment. Sic. C'est une aberration à plus d'un titre : non seulement ils n'ont pas à bloquer la marque dans notre écosystème, mais par dessus le marché, il s'agit d'un vocable dont il est aisé de démontrer l'usage dans le langage quotidien. C'est un peu comme si un fabricant de brioches avait déposé "digital" sous prétexte qu'on mange ses brioches avec les doigts ! (Quoique dans la cas de "Pitch", je ne vois guère qu'une maladroite onomatopée). Dans notre affaire, c'est pire je pense - car le terme "Pitch" est très difficile à remplacer (cf pour celles et ceux ayant suivi mes ateliers et pour qui j'ai déroulé la très riche histoire du terme, que l'INPI refuse d'avaliser). Alors voilà, je n'ai même pas envie de me battre, face à la bêtise structurellement mafieuse de la protection des marques en France , voilà encore une anicroche qui nous lasse. La marque "Pitch Parties" est donc illégale. Haha. Alors nous qui voulions franchiser le concept gratuitement (en échange bien sûr, d'un respect de son intégrité)... Cela nous a refroidi. L'évangélisation avortée et les "emprunts" indélicats Pour revenir au sujet principal : il faudrait en effet encore beaucoup donner pour promouvoir la notion de Pitch - et oui bien sûr, j'adorais l'idée des @PitchParties hebdomadaires gratuites et l'équipe aussi. Start-Way nous a incroyablement et solidement soutenus, et nous recevions beaucoup d'amour en dépit des quelques réactions toxiques évoquées plus haut. Et il faudrait continuer ce genre d'actions pour être cohérents avec notre concept. Néanmoins,  même en filtrant, en triant etc. : c'est juste devenu pénible et trop peu gratifiant. Je n'ai pas vu venir non plus que les "emprunts" indélicats (dela part de confrères formateurs ne s'annonçant même pas), que les gens qui reviennent 5 fois mais ne remercient jamais, malheureusement, parasiterait le parfait le bonheur de vous avoir comme nouveaux camarades et tout ce que vous avez offert de si beau humainement, par votre soutien. Mais le rapport (don + pénibilité + énergie investis)  versus  R.O.I. n'est pas suffisamment au rendezvous si je souhaite construire une aventure à plusieurs, c'est même l'inverse. Je pourrai continuer à m'amuser seul, ça oui : en enseignant et en recevant toutes ces histoires j'ai tant appris ! mais je dois trop souvent me justifier de vouloir offrir ce temps pour partager une PASSION. En novembre et décembre dernier, j'ai géré la clôture d'un deal de 32 millions d'euros en Pologne : mon statut de deal maker m'autorise à faire les choses par plaisir. Je n'ai pas besoin d'argent. Je voulais en quelque sorte rendre un peu de ma réussite tout en partageant cette nécessaire gymnastique du Pitch (oui, comme un sportif pro entretiendrait sa musculature !) car je viens d'une souche particulièrement modeste et cela compte pour moi : c'était un bon équilibre tant que c'était à l'échelle individuelle. Mais la fréquentation des derniers temps m'a déçu : je l'avoue. Pas en quantité, mais du fait d'une minuscule minorité de parasites venus "passer le temps" au dépend d'une équipe exceptionnelle, d'un espace exceptionnel fourni par Start-Way à deux pas des Champs-Élysées : et ces pique-assiettes ont abîmé le cadeau fait aux autres de bon cœur. Je ne suis pas amer : juste déterminé à faire mieux et je dois pour cela exprimer, exulter clairement ce vécu. Des gens blasés et peu engagés (parce que c'est gratuit), m'ont finalement amené à la conclusion qu' il fallait faire comme les psys : demander une somme pour que les "patients" s'investissent dans leur thérapie. Et là... : je dois protéger mon équipe en passant au monde des entreprises. Oui certes, nous pourrions patiemment pousser le concept : mais je perçois un problème principalement culturel contre lequel je n'ai pas envie de lutter. C'est une pure idiosyncrasie franco-française, ce putain de welfare-state qui produit l'attente du subventionné comme un dû et déforme les esprits sous perfusion de l'excès de gratuit. L'inconscient collectif est imprégné de ce réflexe malsain : personne ne me l'enlèvera de l'esprit. Ça fait 10 ans que je l'observe, et après 10 ans passés aux US croyez-moi, le contraste est saisissant. Je ne fais pas du French bashing : je suis revenu en France après 10 ans aux US par patriotisme sincère et amour de la langue française. Pour ne pas juste critiquer mais venir me battre pour que mon pays soit plus fort. J'ai trop de copains d'HEC partis en Californie, je le déplore quelque part, même si je les comprends. Et bref, ce combat est finalement perdu d'avance (je le dis avec un sourire bienveillant et tranquillité, je ne suis pas plus frustré que cela, juste lucide et serein, vraiment - mais je dois juste le mettre noir sur blanc pour rester comme à mon habitude franc avec vous). Ainsi, autant certains feedbacks ont été exceptionnellement géniaux et remplis d'humanité, autant j'ai une étrange sensation de complet "mismatch" avec le marché français pour ce qui est de transposer ici intégralement l'esprit qui a présidé à la création d'une platefome telle que meetup.com. Cette discipline vécue comme totalement élémentaire lors de mes années US est trop difficile à promouvoir en France au sein de TPE / PME et les grandes entreprises sont, une fois n'est pas coutume (beaucoup plus par nécessité qu'autre chose, d'ailleurs) en avance de phase sur ce sujet. Car oui... Étrangement, ça commence à marcher plutôt bien en entreprise :  mais plutôt dans les grandes ! Sorry pour cette réalité ! Avec l'équipe, nous gagnons déjà mieux notre vie ne serait-ce par exemple, qu'avec de grands groupes Allemands (SIC !!!) où nous assurons des Pitch Parties internes en anglais face à des équipes internationales ! C'est dire ! Et nous avons des résultats tels, qu'on nous rappelle pour des abonnements annuels et dans 100% des entreprises où nous sommes intervenus, un atelier est toujours suivi d'un autre tant l'impact sur les conversions est énorme. ALors voilà : c'est dire si nous ne sommes donc pourtant vraiment, mais alors vraiment pas à côté de la plaque ;-) Mais nul n'est prophète en son pays ;-) J'en profite pour souligner ce fait toujours intéressant à rappeler, même si chacun le sait (ça va mieux en le redisant)  : comme nous demandons à ces entreprises un budget correct, nous sommes accompagnés d'une logistique en conséquence. Toujours la même histoire...  :-) Alors voilà : la "Pitching Academy" (ou le nom que la gouvernance des marques en France nous contraindra à trouver pour l'offre entreprises) continue avec le reste de l'équipe, et je formerai d'ailleurs d'autres PitchMasters comme prévu. Mais moi, navré, je n'ai plus la force de m'occuper des startups, des solo-entrepeneurs et de monter des ateliers dont l'essentiel des gens ne comprennent pas qu'on puisse le faire dans un souci d'évangélisation, et que cette prise de risque soit totalement en leur faveur. En fait, triste moralité dans cette affaire : la générosité semble suspecte. Trop d'inélégances (et même des revendications comme si nous étions un parti politique ou une ONG douteuse !), Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye avec l'autre microcéphale n'était qu'un symptôme, mais en France c'est comme ça, comme le disait le génial économiste Galbraith on ne peut voir aboutir un business rentable dans ce pays que dans deux hypothèses : l'industrialisation pour du mass market, ou l'artisanat de grand luxe. Très peu de chances de survie même, entre les deux ! J'ai brutalement mûri grâce aux Pitch parties : faire des bons sentiments n'est pas viable à long terme. Le saviez-vous : nous pensons être le parangon de la solidarité en France, mais elle est tellement perçue comme systémique et si parfaitement confiée à l'administration, que nous ne donnons guère que 1 ou 2 milliards par an aux œuvres caritatives. Aux US : cela dépasse les 350 milliards. Cherchez l'erreur : c'est culturel. Quelque chose cloche : nous vivons dans la suspicion les uns des autres, et ce réflexe me gonfle, je le reçois trop, sans compter le radinisme ambiant. C'est le fruit amer de notre progressive déresponsabilisation. Voilà pourquoi la plateforme meetup.com, j'ai fini par le comprendre, semble "cheap" en France alors qu'elle est perçue comme astucieuse, dynamique et même qualititative outre Atlantique   L'histoire continue... Pour autant, les pitch parties ne sont pas complètement terminées : mais elles-mêmes seront plus rares (non je n'abandonne pas, je supprime juste les lundis soirs découverte, je préfère aller faire du squash pardi ! Y "emprunter la force de la balle" pour ceux qui savent de quoi je parle ! ;-) ). Une certaine fraîcheur trouvée dans le plaisir sans égal des premières sessions m'a beaucoup touché, de très belles rencontres ont eu lieu - mais là je me sens totalement asséché, je n'ai plus la fibre généreuse, je dois me recentrer sur ce qui fonctionne. Pardon. J'ai pensé utile de le partager parce que, quand un "meetup" s'affaiblit et disparaît, les porteurs du projet ne s'en expliquent pas : l'échec, c'est sale. Restons discrets. Eh bien non : nous avons tous beaucoup appris. Et ce partage contribuera à vous rendre les uns et les autres plus pertinents dans vos engagements futurs qui sait :-) Et puis hé, c'est ça être entrepreneur, faut tenter des choses :-) - ici j'applique l'adage californien salvateur et darwinien (ce n'est pas le plus fort qui survit, c'est celui qui s'adapte le mieux) : "fail fast". Il y a aura donc des @PitchParties de temps à autre, en mode décontracté (toujours pensées pour être accessibles mais malgré tout symboliquement payantes), nous écrirons à tous les membres de cette plateforme quand on aura le cœur de revivre une soirée pizza entre amis, nous ne vous oublions pas ! Au contraire vous allez nous manquer ! Et il y aura aussi des  @PitchParties que nous organiserons de façon festive : sur le Social Selling Forum par exemple (mon favori !), et le Congrès de la transformation de la vente ou encore le salon Solutions Ressources Humaines, sinon bien sûr, on nous passe toujours des salles sympas ;-) Un immmmmense MERCI aux participants bienveillants et actifs qui furent fort heureusement l'écrasante majorité des belles rencontes humaines, un immmmmense MERCI à l'équipe (Pierre Brygier, Didier Castelnau, Quiterie Zuili, Arnaud Chaillou, Sylvie Grimblat), un immmmense MERCI à ces exceptionnels défenseurs de l'entrepreneuriat que sont les fondateurs de Start-Way :-) A+ Fred    (team @ pitchparties . com : pour nous joindre en cas de projet sérieux ;-) )
Et toc, voici mon feedback :
Je trouve cet article...




Infos diverses
Lieu : Chez Start-Way - 24, rue Chalgrin 75016
Format : Article
Traitement : Retour d'expérience
Notes
AUDIENCE
 

Salut à tous,

 

Ma déclaration d'amour pour le Pitch :

Le Pitch, c'est une discipline devenu plus visionnaire que jamais, malgré le paradoxe que cela représente pour beaucoup : parce que nous comprenons mieux désormais les fondements, les sous-jacents, les biais du cognitifs et que c'est bien pour cela que si le terme demeure le plus pertinent, c'est l'approche qui na plus rien à voir.

Aussi est-ce la discipline première pour aspirer à l'élégance du discours, mais c'est aussi et surtout la voie royale pour se questionner en profondeur.

Non, le Pitch n'est pas un gadget ni une technique : c'est là que vous découvrirez votre propre capacité performative à créer du réel et de la valeur avec des mots.

Le Pitch n'a rien d'un travail strictement formel : c'est l'art et la manière de voir ressurgir le fond à la surface. Dans le fond, il se trouve aussi votre système de valeurs, qui en adéquation avec votre modèle a d'autant plus de chance de renforcer l'impact émotionnel du message.

Travailler le Pitch avec nous c'est précisément perfectionner son modèle tout en questionnant les valurs et la vision, les convictions qui vous engagent. En aspirant à le rendre attractif et stimulant, vous prenez conscience de tout ce qu'il faut clarifier dans le choix des mots, tel que vos clients ont une chance de l'entendre. Ici intervient notre expertise en neuroscience, bien au-delà du simple exposé vendeur : la dynamique intersubjective qui construit une relation commerciale sur une possibilité de confiance durable.

Aussi dans notre approche, le Pitch est l'alibi structurant par excellence. Sa pratique est le socle légitime pour construire l'étape suivante : votre leadership.


Néanmoins...


Nous allons devoir... lever le pied quelques temps sur les @PitchParties gratuites, en mode "découverte" du lundi soir.

Parce que le Pitch qui commence à être connu, reconnu, ne peut certes pas reposer sur ma seule passion - sachant aussi que ce n'est pas mon principal métier, car j'agis en ce domaine mu par la curiosité intellectuelle du deal maker que je devenu avec le temps.

Et de la passion au sacerdoce sacrificiel, il n'y a parfois qu'un pas !

Parce qu'entre-temps, ce qui n'était qu'une série de meetups gratuits pour s'amuser entre amis, est devenu très professionnel : une équipe de passionnés s'est spontanément construite autour de moi (4 personnes à temps plein), et les jeunes padawans qui sont là pour être inspirés, je les respecte et je veux qu'ils gagnent leur vie en dépassant maintenant le cadre de l'expérimentation pédagogique.

Aussi la partie gratuite des meetups (surtout quand les entreprises consultent de plus en plus l'équipe et ont tendance à apporter une considérable charge de travail) a malheureusement commencé à poser question.

Je voulais donc, pour ne pas décevoir les centaines de personnes inscrites sur le plateforme meetup.com/pitchparties, leur expliquer le pourquoi de notre réorientation, en espérant qu'ils nous suivrons...


Et en toute transparence parmi les aléas qui nous poussent à nous réinventer :

La plateforme meetup.com elle-même ! Leurs équipes, c'est triste à dire et peut-être est-ce dû au contexte du rachat récent par WeWork, gèrent catastrophiquement sa migration vers une nouvelle version (et même Eventbrite qui plante depuis une semaine - quel mauvais karma !), et de fait ce contexte technologique commence à faire trop amateur par rapport à nos aspirations. Il fallait le souligner parce que cela joue beaucoup bien sûr : mais cela n'explique pas tout.


Comme un ersatz de Science-Po... 

Au titre d'exemple susceptible d'user notre capacité d'évangélisation bénévole : notre vécu au travers du cas d'école par excellence, avec l'agression gratuite par une membre de l'équipe encadrante de Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye. Vous avez traversé avec une sensibilité et une générosité extraordinaires l'épisode de cette injuste saillie (je vais le diore en termes prosaïque parce que ceci est mon blog et que je déteste la langue de bois : vous donnez du gratis à certains abrutis jaloux et en France ils trouvent encore le moyen de vous emmerder) - et nous en sommes ressortis grandis comme *marque* et comme *communauté* : MERCI pour ce très fort moment de solidarité.


Et je vous le rendrai au centuple :-)

Vous le savez, d'aucuns m'ont d'ailleurs déjà sollicité, vous pourrez compter sur la puissance de mon engagement pour venir à mon tour à la rescousse à la première occasion pertinente, légitime et bien documentée  ;-) - c'est parfois stratégiquement nécessaire sur préserver votre e-reputation et vos marques face aux "haters" et autres "trolls".

Nous restons une fantastique meute d'amis organisés : je ne serai jamais loin ;-)


Cependant, moi comme "PitchMaster"... Je l'avoue, je ne suis vraiment pas une victime et je suis même tellement chanceux d'avoir été si magnifiquement soutenu, mais je suis assez émotif (ça va avec ma sensibilité de PitchMaster justement, si si !) - et je ne me sens plus prêt à revivre ce genre d'anicroche.

C'est tellement médiocrissime d'une part, et d'autre part, structurel sur nos marchés français.

Oui la France a le secret des luttes intestines en forme de petites tempêtes inutiles dans des verres à moutarde. 

Et je ne veux plus laisser d'aspérités disponibles aux calculs politiciens ou manœuvres d'envieux pour heurter la noble vocation que m'inspire le Pitch - c'est la voie royale vers le leadership et je suis fermement décidé à transmettre cette passion à celles et ceux qui s'engagent de façon volontariste et respectueuse aussi, de notre droit à construire une activité à part entière.

Les entreprises qui achètent nos ateliers au juste tarif, sont engagées et ne tarissent pas d'éloge : allez chercher une certaine validation altruiste au sein des institutions académiques, si vous ne traitez pas avec les meilleurs (HEC ou l'ESSEC nous ayant superbement bien accueillis par exemple), chez d'autres vous rencontrez la jalourie et la récupération simplement pour avoir voulu tendre la main.


Et puis il y a le Pitch version industrielle sous cellophane, venu laisser des miettes dans notre jardin tranquille...

Oui, un autre point de blocage hallucinant : les brioches Pasquier ont bloqué la marque "Pitch" en France, pourtant partie intégrante d'un patrimoine mondial.

Une fantastique avocate a tout fait pour nous aider mais non : l'INPI joue un rôle de juge et partie particulièrement douteux. D'un côté ils sont supposés se porter garants d'une certaine légitimité du droit des marques, mais de l'autre leur survie dépend des sommes importantes que leur octroient des groupes comme Pasquier.

Or ils vendent des brioches mais ont bloqué la marque dans les classes qui nous concernent : la formation notamment. Sic. C'est une aberration à plus d'un titre : non seulement ils n'ont pas à bloquer la marque dans notre écosystème, mais par dessus le marché, il s'agit d'un vocable dont il est aisé de démontrer l'usage dans le langage quotidien.

C'est un peu comme si un fabricant de brioches avait déposé "digital" sous prétexte qu'on mange ses brioches avec les doigts ! (Quoique dans la cas de "Pitch", je ne vois guère qu'une maladroite onomatopée).

Dans notre affaire, c'est pire je pense - car le terme "Pitch" est très difficile à remplacer (cf pour celles et ceux ayant suivi mes ateliers et pour qui j'ai déroulé la très riche histoire du terme, que l'INPI refuse d'avaliser).

Alors voilà, je n'ai même pas envie de me battre, face à la bêtise structurellement mafieuse de la protection des marques en France, voilà encore une anicroche qui nous lasse. La marque "Pitch Parties" est donc illégale. Haha.

Alors nous qui voulions franchiser le concept gratuitement (en échange bien sûr, d'un respect de son intégrité)... Cela nous a refroidi.


L'évangélisation avortée et les "emprunts" indélicats

Pour revenir au sujet principal : il faudrait en effet encore beaucoup donner pour promouvoir la notion de Pitch - et oui bien sûr, j'adorais l'idée des @PitchParties hebdomadaires gratuites et l'équipe aussi. Start-Way nous a incroyablement et solidement soutenus, et nous recevions beaucoup d'amour en dépit des quelques réactions toxiques évoquées plus haut.

Et il faudrait continuer ce genre d'actions pour être cohérents avec notre concept. Néanmoins,  même en filtrant, en triant etc. : c'est juste devenu pénible et trop peu gratifiant.

Je n'ai pas vu venir non plus que les "emprunts" indélicats (dela part de confrères formateurs ne s'annonçant même pas), que les gens qui reviennent 5 fois mais ne remercient jamais, malheureusement, parasiterait le parfait le bonheur de vous avoir comme nouveaux camarades et tout ce que vous avez offert de si beau humainement, par votre soutien.

Mais le rapport (don + pénibilité + énergie investis) versus R.O.I. n'est pas suffisamment au rendezvous si je souhaite construire une aventure à plusieurs, c'est même l'inverse. Je pourrai continuer à m'amuser seul, ça oui : en enseignant et en recevant toutes ces histoires j'ai tant appris ! mais je dois trop souvent me justifier de vouloir offrir ce temps pour partager une PASSION.

En novembre et décembre dernier, j'ai géré la clôture d'un deal de 32 millions d'euros en Pologne : mon statut de deal maker m'autorise à faire les choses par plaisir. Je n'ai pas besoin d'argent. Je voulais en quelque sorte rendre un peu de ma réussite tout en partageant cette nécessaire gymnastique du Pitch (oui, comme un sportif pro entretiendrait sa musculature !) car je viens d'une souche particulièrement modeste et cela compte pour moi : c'était un bon équilibre tant que c'était à l'échelle individuelle.

Mais la fréquentation des derniers temps m'a déçu : je l'avoue.

Pas en quantité, mais du fait d'une minuscule minorité de parasites venus "passer le temps" au dépend d'une équipe exceptionnelle, d'un espace exceptionnel fourni par Start-Way à deux pas des Champs-Élysées : et ces pique-assiettes ont abîmé le cadeau fait aux autres de bon cœur. Je ne suis pas amer : juste déterminé à faire mieux et je dois pour cela exprimer, exulter clairement ce vécu.

Des gens blasés et peu engagés (parce que c'est gratuit), m'ont finalement amené à la conclusion qu'il fallait faire comme les psys : demander une somme pour que les "patients" s'investissent dans leur thérapie. Et là... : je dois protéger mon équipe en passant au monde des entreprises.

Oui certes, nous pourrions patiemment pousser le concept : mais je perçois un problème principalement culturel contre lequel je n'ai pas envie de lutter.

C'est une pure idiosyncrasie franco-française, ce putain de welfare-state qui produit l'attente du subventionné comme un dû et déforme les esprits sous perfusion de l'excès de gratuit.

L'inconscient collectif est imprégné de ce réflexe malsain : personne ne me l'enlèvera de l'esprit. Ça fait 10 ans que je l'observe, et après 10 ans passés aux US croyez-moi, le contraste est saisissant.

Je ne fais pas du French bashing : je suis revenu en France après 10 ans aux US par patriotisme sincère et amour de la langue française. Pour ne pas juste critiquer mais venir me battre pour que mon pays soit plus fort. J'ai trop de copains d'HEC partis en Californie, je le déplore quelque part, même si je les comprends.

Et bref, ce combat est finalement perdu d'avance (je le dis avec un sourire bienveillant et tranquillité, je ne suis pas plus frustré que cela, juste lucide et serein, vraiment - mais je dois juste le mettre noir sur blanc pour rester comme à mon habitude franc avec vous).


Ainsi, autant certains feedbacks ont été exceptionnellement géniaux et remplis d'humanité, autant j'ai une étrange sensation de complet "mismatch" avec le marché français pour ce qui est de transposer ici intégralement l'esprit qui a présidé à la création d'une platefome telle que meetup.com.

Cette discipline vécue comme totalement élémentaire lors de mes années US est trop difficile à promouvoir en France au sein de TPE / PME et les grandes entreprises sont, une fois n'est pas coutume (beaucoup plus par nécessité qu'autre chose, d'ailleurs) en avance de phase sur ce sujet.


Car oui...

Étrangement, ça commence à marcher plutôt bien en entreprise : mais plutôt dans les grandes ! Sorry pour cette réalité ! Avec l'équipe, nous gagnons déjà mieux notre vie ne serait-ce par exemple, qu'avec de grands groupes Allemands (SIC !!!) où nous assurons des Pitch Parties internes en anglais face à des équipes internationales ! C'est dire !

Et nous avons des résultats tels, qu'on nous rappelle pour des abonnements annuels et dans 100% des entreprises où nous sommes intervenus, un atelier est toujours suivi d'un autre tant l'impact sur les conversions est énorme.

ALors voilà : c'est dire si nous ne sommes donc pourtant vraiment, mais alors vraiment pas à côté de la plaque ;-)

Mais nul n'est prophète en son pays ;-)

J'en profite pour souligner ce fait toujours intéressant à rappeler, même si chacun le sait (ça va mieux en le redisant)  : comme nous demandons à ces entreprises un budget correct, nous sommes accompagnés d'une logistique en conséquence.

Toujours la même histoire...  :-)


Alors voilà : la "Pitching Academy" (ou le nom que la gouvernance des marques en France nous contraindra à trouver pour l'offre entreprises) continue avec le reste de l'équipe, et je formerai d'ailleurs d'autres PitchMasters comme prévu.

Mais moi, navré, je n'ai plus la force de m'occuper des startups, des solo-entrepeneurs et de monter des ateliers dont l'essentiel des gens ne comprennent pas qu'on puisse le faire dans un souci d'évangélisation, et que cette prise de risque soit totalement en leur faveur.

En fait, triste moralité dans cette affaire : la générosité semble suspecte.

Trop d'inélégances (et même des revendications comme si nous étions un parti politique ou une ONG douteuse !), Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye avec l'autre microcéphale n'était qu'un symptôme, mais en France c'est comme ça, comme le disait le génial économiste Galbraith on ne peut voir aboutir un business rentable dans ce pays que dans deux hypothèses : l'industrialisation pour du mass market, ou l'artisanat de grand luxe. Très peu de chances de survie même, entre les deux !

J'ai brutalement mûri grâce aux Pitch parties : faire des bons sentiments n'est pas viable à long terme. Le saviez-vous : nous pensons être le parangon de la solidarité en France, mais elle est tellement perçue comme systémique et si parfaitement confiée à l'administration, que nous ne donnons guère que 1 ou 2 milliards par an aux œuvres caritatives. Aux US : cela dépasse les 350 milliards. Cherchez l'erreur : c'est culturel. Quelque chose cloche : nous vivons dans la suspicion les uns des autres, et ce réflexe me gonfle, je le reçois trop, sans compter le radinisme ambiant. C'est le fruit amer de notre progressive déresponsabilisation.

Voilà pourquoi la plateforme meetup.com, j'ai fini par le comprendre, semble "cheap" en France alors qu'elle est perçue comme astucieuse, dynamique et même qualititative outre Atlantique

 

L'histoire continue...

Pour autant, les pitch parties ne sont pas complètement terminées : mais elles-mêmes seront plus rares (non je n'abandonne pas, je supprime juste les lundis soirs découverte, je préfère aller faire du squash pardi ! Y "emprunter la force de la balle" pour ceux qui savent de quoi je parle ! ;-) ).

Une certaine fraîcheur trouvée dans le plaisir sans égal des premières sessions m'a beaucoup touché, de très belles rencontres ont eu lieu - mais là je me sens totalement asséché, je n'ai plus la fibre généreuse, je dois me recentrer sur ce qui fonctionne.

Pardon.

J'ai pensé utile de le partager parce que, quand un "meetup" s'affaiblit et disparaît, les porteurs du projet ne s'en expliquent pas : l'échec, c'est sale. Restons discrets.

Eh bien non : nous avons tous beaucoup appris.

Et ce partage contribuera à vous rendre les uns et les autres plus pertinents dans vos engagements futurs qui sait :-)


Et puis hé, c'est ça être entrepreneur, faut tenter des choses :-) - ici j'applique l'adage californien salvateur et darwinien (ce n'est pas le plus fort qui survit, c'est celui qui s'adapte le mieux) : "fail fast".

Il y a aura donc des @PitchParties de temps à autre, en mode décontracté (toujours pensées pour être accessibles mais malgré tout symboliquement payantes), nous écrirons à tous les membres de cette plateforme quand on aura le cœur de revivre une soirée pizza entre amis, nous ne vous oublions pas ! Au contraire vous allez nous manquer !

Et il y aura aussi des @PitchParties que nous organiserons de façon festive : sur le Social Selling Forum par exemple (mon favori !), et le Congrès de la transformation de la vente ou encore le salon Solutions Ressources Humaines, sinon bien sûr, on nous passe toujours des salles sympas ;-)

Un immmmmense MERCI aux participants bienveillants et actifs qui furent fort heureusement l'écrasante majorité des belles rencontes humaines, un immmmmense MERCI à l'équipe (Pierre Brygier, Didier Castelnau, Quiterie Zuili, Arnaud Chaillou, Sylvie Grimblat), un immmmense MERCI à ces exceptionnels défenseurs de l'entrepreneuriat que sont les fondateurs de Start-Way :-)


A+

Fred

 

 (team @ pitchparties . com : pour nous joindre en cas de projet sérieux ;-) )


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