Email     Mot de passe  
Connexion | Inscription
Site communautaire 
privé de @fredbascunana :-)
Ce que je partage aujourd’hui et qui cela concerne-t-il : Si vous avez un niveau de préoccupation et d’expérience assez avancé dans la réflexion sur la nécessaire revalorisation du métier de commercial, si pour vous il est en train d’évoluer sous la pression bénéfique de la transformation digitale des organisations, et que vous pensez comme nous que ce thème de réflexion est au coeur, littéralement et plus largement encore, des enjeux de transformation sociétaux de nos vieilles sociétés latines encore un peu trop condescendantes avec la fonction Vente : → ALORS ce sujet vous concerne et vous trouverez un réel intérêt à nous rejoindre dans la réflexion :-)
Et toc, voici mon feedback :
Laissez-moi dire ce que j'en pense...
Infos diverses
Lieu : Dans les studios Cafeine TV, adresse : Plan d'accès
Format : Chronique
Traitement : Débat d'idées
Webcast
notes
AUDIENCE
 
Introduit par EFFORST : 

Ce que je partage aujourd’hui et qui cela concerne-t-il :

Si vous avez un niveau de préoccupation et d’expérience assez avancé dans la réflexion sur la nécessaire revalorisation du métier de commercial, si pour vous il est en train d’évoluer sous la pression bénéfique de la transformation digitale des organisations, et que vous pensez comme nous que ce thème de réflexion est au coeur, littéralement et plus largement encore, des enjeux de transformation sociétaux de nos vieilles sociétés latines encore un peu trop condescendantes avec la fonction Vente :

ALORS ce sujet vous concerne et vous trouverez un réel intérêt à nous rejoindre dans la réflexion :-)

Expertises concernées :  ventes, sales transformation

Il y a quelques semaines mes coreligionnaires et moi-même nous étions lancés dans la réflexion  orientée “WHY” d’une éventuelle association professionnelle : je décris ce cheminement intellectuel ici - pour ceux que la réflexion strat passionne, je serais heureux d’échanger. J’y pointe notamment les pièges dans lesquels nous étions tombés.

Nous avons en tout cas tous poussé un cri d’alerte primal, intempestif - presque exclusivement émotionnel et ce fut libératoire je dois dire : un cri caractérisé par la sincérité et l’énergie que nous y avons mis.

Si je résume à l’extrême, je dirais qu’il nous semble aberrant, et surtout contre-productif, qu’en France et de façon générale dans les pays latins de tradition catholique européens (vous comprendrez en lisant ceci) la Vente soit presque un mot... “sale”.


Lire nos tribunes qui ont initié la réflexion collective :

- Vente, mon amour, tu dois te transformer... et nous voulons t'aider ! - par Loic Simon,

- Mercure, Dieu des Vendeurs, Dieu des voleurs ! - par moi-même,

- Traitez-vous vos clients comme Leonardo DiCaprio du Loup de Wall Street - par Didier Castelnau,

- Les commerciaux sont-ils des enfants gâtés ? -  Par Jean-PHILIPPE Cunniet;


Notre WHY :

Je ne pense donc pas que nous ayons la moindre chance de réussir un projet quel qu’il soit, même associatif, si une foi profonde, sorte de mélange entre désir de dépassement et aspiration intellectuelle, ne nous conduit pas à énoncer un subtil besoin de transcendance (“out think”, en anglais).

L’expression de ce “WHY” ne doit pas être confondue avec un “Mission Statement” - c’est encore un élan séminal et presque intime qui est exposé là.

Dans cette perspective très subjective, je vais donc un peu plus loin en espérant révéler des vocations à nous rejoindre, de la part je l'espère de pros de mon réseau : car cette association si elle voit le jour aura besoin de vous.

Voici donc “pourquoi” je suis quant à moi motivé, imprégné de foi, je dirais presque la rage au ventre :


  1. Lutter contre la déconsidération :
    En France la vente est souvent déconsidérée : je veux que cela change,
     

  2. C’est un sujet “systémique”, surtout pas limité aux “commerciaux” :
    Quand on déprécie les vendeurs, on oublie juste que leur comportemental est principalement l’aboutissement de processus internes, d’influences culturelles et de pressions managériales : vouloir améliorer la posture et la perception du métier ne doit PAS passer par une stigmatisation  aussi bienveillante soit-elle, des vendeurs et de leurs directeurs commerciaux : le propos serait étroitement moralisateur.
    S’il vous est parfois arrivé de haïr la vente et les vendeurs, dites-vous bien que leurs actions sont le fruit des pressions quotidiennes qu’ils reçoivent de la part de toute l’entreprise - nous devrons donc nous attacher à parler avec les directions générales pour “oser” aborder le thème de l’effort commercial sous l’angle du management et du cadre de vie - autant dire un audit systémique et qualitatif.
     

  3. La transformation numérique est une opportunité pour révéler le sujet :
    Dans le droit fil du point précédent, nous ne souhaitons pas diminuer, alléger, nier ou contourner les pressions qui s’exercent - ce serait naïf et qui plus est ces pressions ont quelque chose d’économiquement et de psychologiquement inévitable : mais nous devons les équilibrer, les insérer dans une réflexion d’ordre “éthique” (au sens où l’éthique, c’est la morale pensée à l’échelle d’un collectif) qui engage tous les processus de l’entreprise.
    Or ici, par définition de son rayonnement sur tous les processus en question, la transformation numérique est une immense opportunité : parce qu’elle oblige, déjà, à repenser, ravigorer, revitaliser la Relation Clients et à transformer le comportement de toutes les parties prenantes tournées vers ce fameux Client, au premier desquels les vendeurs qui exploitent notamment les leviers du Social Selling,
     

  4. C’est un sujet de croissance :
    La vente (telle que nous l’entendons dans son processus de modernisation digitale) c’est d’ailleurs l’avenir dans une mesure assez vaste de l’emploi et de la croissance : c’est un sujet naturellement ambitieux à l’échelle de toute une nation !
    Réussir la transformation digitale de la France et en profiter au passage pour affirmer une culture business moins frileuse à promouvoir le métier de la Vente !
      

  5. Rattraper le retard face aux anglo-saxons :
    Il existe aux UK et aux US de très belles associations pour et par des vendeurs qui arborent fièrement leurs ambitions : nous n’avons pas encore les mêmes et c’est une préoccupante anomalie,
      

  6. “Sales enoblement” (anoblir le métier, ça devrait être possible) :
    La vente doit devenir une discipline noble, aussi noble que le marketing : oui c’est possible, et cela n’a rien de moralisateur ni de rêveur ou inadapté : je ne vois pas pourquoi le vendeur serait quelque part, plus bas dans la chaîne alimentaire de l’entreprise que les marketeurs  : ce sera certes long car toute l’éducation est à revoir, mais il faut que cela cesse sinon notre pays va continuer de prendre du retard ;
      

  7. Il faudrait aussi parler de “Marketing Enablement”... par les vendeurs :
    Le marketing lui aussi, doit tirer des leçons - non sans quelque humilité - en provenance des “Sales Conversations “qu’il a tendance à ne voir que comme le fruit de son “enablement” condescendant (d’où ma proposition de “Marketing Enablement” par la Vente, pour inverser la donne) :
    --> les “Top Performers” de la vente soit de véritables “wizards” pour nos marketeurs, qui dans les entreprises que j’ai pu observer, ne les écoutent pas suffisamment (il y a même une étude Forrester qui en atteste et comme ce problème ne se pose pas seulement qu’en France, c’est dire s’il est sérieux) ;
      

  8. Le défi de l’alignement vente-marketing : pour le moment un mythe sans preuves :
    Intellectuellement, le concept d’alignement des ventes et du marketing c’est un défi novateur, on en parle beaucoup mais les organisations sont encore majoritairement calcifiées dans une grotesque impuissance : l’alignement est un voeu pieu et n’a pas encore eu lieu ;

  9. L’amour de la Vente et du client : un moteur humaniste -
    L’idée à la fois floue et géniale contenue dans l’émotion de Loïc Simon quand il parle “d’amour du client” (et de la vente) me touche : je ressens un truc énorme derrière, un moteur humaniste, et je veux trouver un moyen de vivre dans cet environnement de pensée, de le faire triompher ;
      

  10. Au fond c’est un combat qui génère du sens :
    La doctrine qui reste à construire, et qui pourrait être le sous-jacent d’une telle initiative, galvanise le collectif, tous les collectifs - on sort du côté emmerdant, c’est le cas de le dire, des habituels bullshits qui prennent le problème par le petit bout de la lorgnette (propos lénifiants et moralisateurs ou pire : stigmatisants pour les commerciaux, méthodes de management qui ne s’attaquent qu’aux symptômes et éludent l’approche systémique globale etc.) : mais on pressent que le travail de formalisation reste à accomplir et relève d’un machin super puissant qu’on peut appeler : la passion (vous voyez, ça c’est du “why” - j’assume) ;
      

  11. Point important de l’éducation supérieure et de la formation continue :
    Alors que ces dernières subissent elles aussi (comme n’importe quelles entreprises) un violent processus de transformation / ubérisation, je souhaite profondément que nous puissions un jour parler d’égal à égal avec les Universités, Grandes écoles ou les meilleurs MBA du monde pour leur proposer nos penseurs de la fonction et les fruits de nos sessions de travail.
    Je ne veux pas prendre le moindre risque de passer pour une association anecdotique de petits passionnés que l’on contingenterait à leurs considérations saugrenues sur le métier de vendeur : nous parlerons à l’entreprise dans son ensemble et impacteront leurs stratégies de transformation (forcée ou pas, par les temps qui courent).
    Je pense même que nous serons là pour ringardiser toutes ces associations parisiennes et pharisiennes, repues de succès et repliées sur leurs thématiques marketing, en les obligeant à s’intéresser à la Vente et aux vendeurs avec moins de condescendance.
    Et cela doit passer par un travail d’influence profond auprès de l’éducation supérieure.
      

  12. Dans cette démarche intellectuelle résident les ingrédients d’un besoin d’appartenance :
    Je parle là d’une résonance profonde que chacun peut ressentir quand on le branche sur son métier : reconnaissance sociale toute droit issue du caractère structurant de la démarche et de cette impression, difficile à définir qui est que... “c’est enfin le bon moment” pour que les commerciaux obtiennent eux aussi, une reconnaissance sans faille de leur art.
      

  13. Car vendre est art, et pas juste une “technique” : un art humaniste par excellence chers amis.
    Ce ne sont pas les quelques brebis galeuses que notre société fabrique - du fait même qu’elle méprise le métier (comme partout ailleurs des cheminements personnels oeuvrent à produire de l’ivraie) -, qui nous empêcheront de “penser” la fonction avec profondeur, ni même qui me feront nuancer mon propos.
    Oui, il y a des brebis galeuses dans cette fonction probablement plus qu'ailleurs du fait mêmes des pressions qui s'exercent, en sus de la motivation strictement orientée sur le gain. Et c'est un problème.
    Mais il y a une force géante qui sommeille en France et dans le reste de la vieille Europe, qui montre déjà un visage nouveau dans l’espace digital, qui révèle la Vente dans sa version noble, qui l’encourage et la structure déjà puissamment : il suffit d’y mettre un peu de foi et d’énergie collective pour l’éveiller complètement et révéler sa puissance et son potentiel.
    Nous avons déjà j’en suis sûr les meilleurs vendeurs du monde, propageons leur exemple à tous les secteurs, à toutes les entreprises pour qu’un jour, écrire “vendeur” sur sa carte de visite puisse devenir une fierté.

    Voilà pourquoi être membre de cette initiative sera peut-être la ligne de mon propre CV… dont je serai le plus fier.


Vous l’aurez je l’espère compris : c’est brut, informe, séminal - bordélique même.


Je l’assume : c’est mon WHY ;-)


Je m’engage d’ici la semaine prochaine à le “transformer” en projet concret : mais j’insiste chers amis, j’ai besoin de vos propres insights et tous les volontaires seront les bienvenus.


Quoiqu’il soit, en synthèse de mes 13 points ci-dessus émerge un terme-clé : la “TRANSFORMATION” -


Je ne pense pas que, concernant la Vente, nous souhaitions seulement la “revaloriser” (et quel terme galvaudé, éculé !) : nous reconnaissons au contraire que certaines pratiques sont inadmissibles et à tout le moins certaines méthodes dépassées : nous pensons néanmoins qu’il y a un travail de Transformation à mener, et nous ne pensons pas en être les prophètes pas plus que les apôtres : cette Transformation a commencé, nous souhaitons la galvaniser, la catalyser, la décomplexer.


Ce terme de "Transformation" nous semble déjà déceler une clé pour la formalisation de notre mission.

En attendant : c’est le fait de tenter qui compte et nous avons besoin de vos inputs.

C’est le cheminement intellectuel consistant à essayer de formuler l’indicible qui a une chance de déboucher vers un projet - et j’espère qu’il sera collectivement puissant au point de faire date.

En attendant, je dirais que c’est au travail de formalisation intellectuelle d’un business ce que la poésie est à la prose.

À chacun en son âme et conscience d’effleurer la bonne manière d’exprimer ce ressenti aussi instable qu’un mélange gazeux.


La suite ? - Très vite.


Vos retours spontanés continuent de nous inspirer.

 

 


 

Pas vraiment d'idée là tout de suite, pour savoir comment réagir ?
En voici quelques-unes ici, parce que réactions et commentaires constituent la vraie richesse de cette plateforme.

Et sinon, il y a aussi notre petit outil de sondage maison : 

Je signale mon opinion : je trouve ce sujet...




Sujet par :
Loading...
Partager le lien :
Sujets potentiellement connexes :
  • Commentaire de Frédéric BASCUNANA : Commentaire de Frédéric BASCUNANA : Commentaire de Frédéric BASCUNANA : Commentaire de Sergio : Dans une société de marché, impossible de fermer les yeux sur la vente qui en est partie intégrante. Sauf à nier toutes les activités d'échanges commerciaux individuels ou professionnels. Ce billet de Frédéric, passionné et argumenté force l'attention. Il situe le cadre de la fonction commerciale dans un ensemble plus large, sociétal et managérial. Ce n'est pas la fonction de vendre, constitutive des échanges humains depuis des millénaires, qui est à blamer. C'est son dévoiement par un libéralisme économique sans retenue, qui ne conserve que l'enrichissement comme motivation qui pose questions. Idem pour la technologie, appliquée dès qu'elle est disponible, sans recul ni éthique. Rien n'est mauvais en soi. Penser le fait technique dans une société de plus en plus complexe doit être possible sans préjugés. Bon courage pour la suite de ce projet qui ose utiliser le terme humaniste. Commentaire de Véronique Pinet : C'est un vrai plaisir de lire une réflexion aussi approfondie sur ce métier, qui donne envie de contribuer à cette construction, avec quelques remarques :Tout d'abord, je ne crois pas que l'on puisse "lutter contre la déconsidération" : la considération me semble relever de la même logique que la confiance ou l'amour : elle ne se demande pas, elle se mérite et se gagne. Je crois que c'est Gandhi qui disait de changer en soi ce que l'on veut changer dans le monde. Donc, j'opterais pour une formulation de type "Etre à la hauteur de la noblesse que nous souhaitons pour ce métier ".J'aurais besoin d'explications sur la contribution de la digitalisation à l'objectif ci-dessus : Il me semble que la vente est la rencontre d'une offre et d'un besoin mâtinée de séduction (pour que le client choisisse mon produit plutôt que celui du concurrent). Et si on situe la séduction au niveau digital, alors c'est admettre que c'est les marketeurs qui en détiennent les leviers. N'est-ce pas contradictoire avec l'objectif de ce billet ?Les sociétés de culture anglo-saxonnes n'ont pas les mêmes moteurs de mise en mouvement que la société française. Prendre les anglo-saxons comme modèle, c'est passer à côté de la sensibilité, des valeurs, des besoins profonds et des intérêts intrinsèques de la société française - tout le contraire de ce qui est nécessaire à l'annoblissement du métier. C'est un peu plaquer une méthode, LA méthode qui a contribué à dévaloriser ce métier en en faisant un outil d'enfumage des clients. On ne se construit pas contre, ou pour imiter quelque chose : On se construit intrinsèquement par l'incarnation et la mise en application d'un idéal. Expliciter cet idéal, et c'est la moitié du chemin qui est fait. Véronique Commentaire de Gilles Saunier : "L'appréciation du vendeur par le client est à la hauteur de sa considération dans sa propre entreprise". Aussi :" la qualité d'un vendeur est à la hauteur de la considération qu'une entreprise apporte à sa fonction".Il faut reconnaître qu'avant de dire "Bonjour" à un vendeur, l'intention verbale première de sa Direction, quelle qu'elle soit, est :"Combien de rendez-vous ?".C'est un peu à vomir, non ?Voilà bien une entreprise qui scie la branche sur laquelle elle se trouve. Car au-delà de réussir à reconnaître l'existence du vendeur telle qu'elle devrait être perçue, c'est bien la vente en elle-même qui est méconnue. A fortiori quand on sait que chaque personne d'une entreprise vend.La digitalisation fait un bien fou à cette fonction car le vendeur peut remplir sa mission dans des conditions confortables, et dans des acceptions meilleures.L'Education à la vente est elle aussi disruptée (du Lycée à ++). Elle doit changer. "Oui mais les livres et les contenus sont déjà imprimés Monsieur". C'est tout cela le problème. Les profs aussi sont imprimés. Et si le SWOT d'EFFORST est fait comme je l'imagine, c'est à mettre dans la case MENACE en terme d'obstacle, mais aussi OPPORTUNITES car tout est à faire.Je pressens que l'éthique doit trouver sa place en interne comme dans la vente (on entend Smarketing, dixit Loïc Simon). Cela s'apprend aussi, tout du moins cela s'évangélise aussi. L'humanisme en action ! Commentaire de Barthéley GILLES : Parceque je ne changerais pas un mot de cette brillante introduction. Commentaire de Pascal Stutzmann : Top j’adhere. Concernant la vente et le marketing je suis convaincu qu’un fonctionnement hybride est très propice à une compréhension mutuelle et un gain en efficacité i.e avoir par exemple 20% du temps d’un commercial dédié à une mission marketing et 20% marketing dédié à une mission commerciale (testé... et approuvé!) Commentaire de Stéphane Callo : Merci à Frédéric pour cette synthèse inspirante en 13 points ! J'adhère plus que jamais au projet, et m'y retrouve. Voici quelques premiers commentaires sur l'expression du WHY telle qu'elle est proposée ci-dessus:- Des axes capitaux et forts, à mettre encore plus en valeur dans nos actions: l'approche systémique, la transformation numérique vue à la fois comme révélateur et catalyseur, l'implication nécessaire du monde de l'enseignement/formation, et, enfin, la dimension humaine.- Quelques écueils à éviter selon moi:* Eviter les travers corporatistes, on ne fait pas EFFORST car on est malheureux du peu de considération de la société pour les vendeurs, il faut trouver une aspiration « positive » : la fonction commerciale est en première ligne pour engager une vraie transformation de nos entreprises, autour de la recherche systématique de valeur pour le client. Le vendeur n’est pas « l’animateur » du cycle de vente, mais son « architecte » ! * Le sujet de la transformation de la vente n'est pas une problématique franco-française, nous devons parler au monde !* Le sujet « alignement » vente/marketing relève plus de la querelle de clocher (cf point 1 ci-dessus) et est complètement secondaire. Le considérer revient à chercher une hiérarchie entre vente et mktg, forcément au détriment de la vente. Au contraire, l’ignorer conduira à considérer la fonction commerciale dans son ensemble, le mktg en étant une composante.* le §12 sur l'appartenance est une erreur à mon sens, cf mon commentaire sur le risque corporatiste... Au contraire, EFFORST doit viser à "ouvrir" le vendeur à toutes les autres fonctions de l'entreprise, pour affirmer sa place centrale d'architecte du cycle de vente. De même les travaux d'EFFORST doivent intégrer les acheteurs, les dirigeants, les fonctions "techniques" (R&D, prod, SCM...)Pour finir, la vente n'est pas un art, mais un métier, voire une fonction. Nous nous faisons plaisir avec ce type de discours, mais cela risque de rendre notre propos inaudible en dehors de notre prés carré...Au plaisir d'échanger ! Commentaire de Frédéric BASCUNANA : excellente idée !!! Très concret et tout patron peut la comprendre. Un "vis ma vie" version désilottage de l'entreprise ! Commentaire de Frédéric BASCUNANA : EXCELLENTES remarques : je vais te contacter pour valider avec toi les impacts subtils et néanmoins essentiels que tu suggères. Merci Stéphane, en un mot wow, ces remarques font avancer le projet de façon lumineuse. J'aime bcp sur le fond, le fait de ne pas être un recours par défaut car on serait en effet "malheureux du peu de considération de la société pour les vendeurs" : cadrons bien cela. Top ! Commentaire de Olivier Riviere : Pff, tout ça est intéressant mais permettez-moi de prendre (apparemment) le contrepied de ce qui a été écrit ici depuis 2 ans. Pourquoi promouvoir la transformation de la vente? Mais tout simplement parce qu'elle est là! Je paraphrase Georges Mallory à qui on demandait pourquoi il voulait gravir le Mont Everest. Au lieu de philosopher, sa réponse était d'un pragmatisme redoutable (ce qui ne l'empêchait pas, bien entendu, d'avoir une motivation, voire une possession, d'ordre spirituel). Et bien, c'est pareil pour la transformation commerciale; qu'on la voit ou pas, qu'on l'invoque ou qu'on l'ignore, elle est là et il faut ou la subir ou tenter de la maîtriser. Et puis, elle ne peut se réduire ni à une technique qui en serait le catalysateur universel, ni à une simple somme d'efforts individuels ... Donc ... il faut y mettre un peu de sens et chevaucher la tempête! Commentaire de Frédéric BASCUNANA : Oui mais la limite de ta paraphrase réside en un point simple : le Mont Everest, on le voit comme un nez au milieu de la figure, et la Transformation de la Vente, il faut encore éduquer du monde pour qu'elle soit ne serait-ce qu'appréhendable comme concept.Et donc, chevaucher la tempête oui : très belle expression mais maintenant on fait quoi ?Tu as ci-dessus une proposition de cadre de travail. Ça ne peut fonctionner que collectivement. Commentaire de Barthéley GILLES : Chère Véronique, bonjour !nous sommes le 24 janvier 2019, donc : "vieux motard que j'aimais" (voilà, ça c'est dit).J'aurai juste trois remarques :-)"_si on situe la séduction au niveau digital, alors c'est admettre que c'est les marketeurs qui en détiennent les leviers. N'est-ce pas contradictoire avec l'objectif de ce billet ?_">> Il me semble, pour ma part donc, que le digital n'est absolument pas la propriété exclusive des marqueteurs, loin s'en faut. Maints marqueteux tentent - et réussissent assez bien pour l'instant en effet, de le faire croire et, bien pire encore, tant de geeks à la petite semaine - toxiques et ignares en tout - se réveillent un beau matin grands marqueteurs, et "business developpers" avec ça, devant Mercure... Ce double tourbillon n'est qu'un effet anecdotique de ce qu'induit l'incommensurable révolution cognitive impactant massivement et sur tous les pans (relationnels, éducatifs, informatifs, transactionnels aux niveaux personnels, professionnels, etc. ) la société humaine, et qui ne se limite pas à une tentative de chapardage de leviers séductifs des uns par les autres : à court terme il aura tout simplement annihilé la notion même de vente, connue jusqu'à la fin du XXème siècle et établie sur les bases de la matérialité originelle de l'information."_la vente est la rencontre d'une offre et d'un besoin mâtinée de séduction (pour que le client choisisse mon produit plutôt que celui du concurrent)_">> Hélas, 1000 fois hélas, ce monde merveilleux n'est plus, ou de façon si reliquaire... Même pour l'achat d'une voiture, franchement, qui est assez..."vulnérable" pour subir comme dans les spots pub l'influence d'un "vendeur" de 18 ans à cravate noire et chaussures très (trop) pointues et cependant à bouts carrés ? Et en BtoB ? Quand un processus d'achat exige l'examen tatillon sur 6 mois de plusieurs commissions incompétentes, toutes bien-sûr grandes habituées des championnats du monde de patates chaudes ? Quel vendeur arrive-t-il la bouche en coeur avec son petit produit mieux que le concurrent face à un charmant acheteur qui va le préférer, pour sa terrible séduction ? J'ai peur que celà n'existe plus depuis une bonne quarantaine d'années..."_Les sociétés de culture anglo-saxonnes n'ont pas les mêmes moteurs de mise en mouvement que la société française [...] C'est un peu plaquer une méthode, LA méthode qui a contribué à dévaloriser ce métier en en faisant un outil d'enfumage des clients._">> Pour ce qui concerne le placage de telle ou telle méthode, je ne serai pas très original en m'alarmant du fait que - mais qui sait peut-être tirerons-nous de ce mal un bien - les spécificités marketo-culturelles n'existent quasiment plus - en tout cas subissent les coups de boutoirs des GAFA et autres BATX, et plus généralement de la globalisation tout simplement : il serait donc grand temps de considérer beaucoup plus sérieusement, au niveau qui nous intéresse bien sûr, les business models qui marchent "plutôt bien", ne serait-ce que pour en tirer parti tant qu'il en est encore temps, avant que eux (leurs grands bénéficiaires) n'oublient jusqu'à notre existence même...Je pense que ce qu'entend EFFORST par "Anoblir La Vente", c'est redéfinir "par le haut" (pardon pour la laideur de ce qui va suivre, il va falloir trouver un phrasé plus poétique, plus vendeur :-) ) les modes transactionnels de valeur ajoutée au sein de la société. Par le haut, c'est bien sûr en replaçant l'Humain au dessus - et au centre - de cette complexification technologique sociétale globale (ouch), dont le premier effet est de la déshumaniser, à l'instar de ce qu'il s'est produit durant la révolution industrielle...C'est bien ce à quoi nous réfléchissons ici... :-)Bien confraternellement,Barthélemy. Commentaire de Laurent De Smet : Bon, allez je me lance. En fait ce n'est pas la vente que je veux transformer. C'est le Monde que je veux changer (et avant demain midi de préférence, j'ai un truc après) !. La vente est un moyen, pas une fin en soi. Elle est un moyen qui peut être utilisé pour le meilleur comme pour le pire. On y retrouve les deux versants interprétatifs de l'histoire de Mercure, entre Marchand et Voleur. En parallèle d'une forme de réveil des consciences et d'une volonté de plus en plus répandue de faire varier les modes de consommation, j'ai la fervente conviction qu'il faut également faire changer les modes de distribution. Les vendeurs sont une cheville particulièrement importante. Si nous contribuons a mettre a jour une premiere génération de vendeurs éthiques dans dans leurs pratiques que dans le respect des produits et des services auxquels ils prêtent leur force (de vente) nous avons un levier de transformation de la société de consommation particulièrement puissant.Pour reprendre deux formules qui me tiennent a coeur :- Quand il n'y aura plus personne pour vendre de la merde, ce sera beaucoup plus dur d'en acheter et totalement inutile d'en produire.- Il y aura un Nuremberg de la Consommation. Nous serons jugés par les 2 ou 3 générations qui nous suivent. Reste a savoir sur quel banc nous voudrons nous asseoir. Je pense qu'il est temps que les vendeurs contribuent a changer le monde plutôt qu'a entériner sa destruction.Voila, c'est tout pour aujourd'hui.