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(contexte : la fin des opérations gratuites et du modèle freemium associé). Bonjour à tous, Voici la conséquence d'un point de lucidité parfaitement inopiné, qui s'est brusquement imposé comme un retour de bâton, sans prévenir - et que nous avons à coeur de partager, conformes à notre habituelle logique de transparence vis-à-vis de notre communauté.  Il n'en était pas moins fatal puisque nous sommes contraints de repositionner le studio TV cafeine.tv et d'interrompre nos programmes collaboratifs en modèle freemium , pour nous concentrer sur des travaux audiovisuels de commande rémunérés d'emblée. L'expérimention n'a pas abouti sur une forme viable de modèle impliquant des étapes initiales gratuites.  Nous avons passé des mois et des mois à expérimenter interviews & talkshows pour des centaines et même des milliers de pros, dans une logique d'échange reprenant les codes de l'économie collaborative et de l'innovation ouverte appliqués au B2B. Nous avons tout tenté pour essayer de trouver un modèle viable, en espérant transcender la crise des médias en France. Nous avons réussi à générer du revenu, mais pas suffisamment pour maintenir le nécessaire niveau d'investissement qui correspondait à la poursuite d'un modèle plus ambitieux (histoire de développer une véritable entreprise et pas juste un petit business). Les médias nous apparaissent comme noyés dans le bruit et la fureur des médias sociaux, et ne survivent généralement, pour les plus historiques, qu'en complétant leurs modèles économiques par des subventions. Très peu ont le juste positionnement leur permettant de dégager durablement de la valeur. Il est d'ailleurs temps, soit dit en passant et pour dépasser notre sujet, que le public ouvre les yeux sur la gravité de la situation qui les prive progressivement chaque jour un peu plus, de supports véritablement libres, indépendants, citoyens. Nous pensions quant à nous que le collaboratif était une bonne alternative. Il le fut parfois et quelques jolies réussites nous avaient permis d'espérer. Mais les mentalités ne sont pas prêtes encore. Contraitement à ce que j'ai personnellement vécu au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, dans nos écosystèmes franchouillards le retour d'ascenseur est de l'ordre du zéro pointé - honte à nous autres latins : nous n'avons pas le dixième de la fibre du partage arborée par nos cousins anglo-saxons (et je pèse mes mots - CQFD sur le thème de l'échange, qui ne fonctionne pas ici). C'est un vrai problème culturel. Nous sommes le pays de l'arrogance aggravée par un déni généralisé (si ce n'est une symptomatique fusmisterie) sur le thème de la reconnaissance de la valeur des contenus. Ils sont pourtant cruciaux pour affirmer la valeur et le point de vue de la marque, la puissance de l'expertise et de son adaptabilité. Nous voulons bien consommer les contenus de qualité, en soutenir une partie par nos suffrages et parfois même nos souscriptions payantes, mais les places sont très limitées pour en laisser émerger de nouveaux. Les blogueurs sont quant à eux d'un côté les fossoyeurs du métier d'éditeur tant ils sont souvent pertinents. Sur presque tous les sujets, quand on sait rechercher les meilleurs articles, on trouve toujours des perles en abondance. Mais d'un l'autre côté, il s'agit surtout d'une race émergente de bisounours si passionnés qu'ils en deviennent les nouveaux forçats de l'info. À force de ne pouvoir abandonner leur passion et de développer une sorte de dépendance à ce don de soi tant leur réputationnel en dépend. C'est ce dont beaucoup de marques abusent, sans qu'aucune voix ne s'élève devant la réalité de ces occupations précaires, du fait notamment qu'ils soient encore, pour un temps du moins, si " hypes" en apparence (autre stimulant d'une motivation au long cours). Ceux qui font bon usage de leur productions sont ceux qui les exploitent astucieusement à des fins de prestige réputationnel en adéquation avec un modèle économique, mais quant à en faire un business en soi , nous savions depuis 2009 que c'était impossible, du moins pas durablement. Une fantastique aubaine que de flatter l'égo de ces écrivains publics en les qualifiant d' "influenceurs" pour toute rémunération.  Nous avons quant à nous commis le tort, j'ai commis le tort , d'espérer faire prendre en France, comme une greffe improbable, un vécu outre-Atlantique où l'éditorial est presque sacré et où les entreprises sont habituées à le valoriser. Résultat : notre propre capacité à générer des contenus de qualité est minée par la faiblesse de nos moyens et ce marché reste structuré par de petites offres atomisées dans tous les sens, et trop peu d'offres de valeur durable. Croyant diviser pour mieux régner, les entreprises négocient désormais pour leurs créations audiovisuelles, textuelles, des budgets indignants. Cela fait partie du jeu économique, il faudra certes se réinventer. Mais pour le moment cela fait fuir les talents et ne laisse que les bidouilleurs, ou encore ceux qui n'ont pas d'autre alternative qu'essayer de tenir le coup pour tenter d'autres modèles - ce qui fut notre cas pendant un temps. Résultat, des contenus émis par les entreprises toujours aussi convenus, comme une forme de schyzophrénie à l'heure où les médias sociaux semblaient favoriser l'émergence d'un ton, d'un style moins policés. Trop peu de voix authentiques. On s'ennuie, les visions captivantes sont rares. Dans le grand public, on voit de même émerger et triompher des sites algorythmiques générant de médiocres contenus portés par une actualité épidermique, et conçus pour le référencement. Et donc pour la pub et l'invasion de techniques constamment renouvelées de bannières, tracking, etc. Nous avons ainsi échoué quant à nous, malgré des années de ténacité, à créer ce cercle vertueux que nous espérions tant, pour amener une communauté d'experts à se réapproprier quelques espaces web pour en faire de véritables carrefours vivants de la connaissance, sans excès de marketing intrusif.  Je ne dis pas ça pour régler des comptes pardonnez-m'en, mais trop de pros parmi nos invités se comportent comme des divas décérébrées, persuadées de n'avoir été invitées que pour leur indispensable charisme, totalement oublieuses de cette idée très simple : qu'il s'agit d'un échange, d'une amorce de collaboration , de découverte mutuelle. A force de n'être injustement perçus qu'au titre de médias en mal de contenus, à notre tour nous ne pouvons les considérer autrement qu'en indigentes divas en mal d'audience. Moralité : la rencontre n'a jamais vraiment lieu, le "mismatch" est total. Le sous-jacent humaniste, certes quelque peu idéaliste, mais si nécessaire au milieu du bruit 2.0 ambiant et parfois si brutal, est complètement écrasé. Et c'est ainsi qu'ils usèrent notre patience par leurs discours promotionnels convenus, par leurs absences conjuguées d'écoute, et de vision : Parce qu'une vision, un discours de marque vivant, ça se travaille et ça se construit avec des pros. Trop de gens croient encore que les médias sociaux sont un alibi pour produire du contenu spontanément médiocre, puisque le moteur semble à tort être celui de la spontanéité. Nous testions une approche collavorative dans le but d'amener des pros à partager leurs idées en amont, à s'approprier un média, à faire émerger des talents et des visions. C'est la bonne préparation "en soi" qui nous semblait le meilleur des alibis pour construire quelque chose d'intéressant. Nous espérions fort naïvement voir ainsi surgir de bonnes idées, mais en plus de révéler la traditionnelle radinerie des entreprises françaises, les contenus furent le plus souvent frappés d'indigence - car malgré de rares fulgurances nous portons la lourde et ingrate responsabilité de ce constat d'échec.   En toute transparence voici donc mon propre ressenti sur la coproduction collaborative, et de manière générale les séminaires d'entreprises et autres ramdam des pseudo intellectuels du management : je n'ai personnellement plus du tout la force de m'intéresser à ces discours creux sans être payé très cher pour ça, car je l'ai trop longtemps fait gratuitement en comptant sur la dynamique de l'échange, et j'ai été assez stupide pour m'y accrocher longtemps, notamment aussi parce que je n'avais pas financièrement la possibilité de m'évader hors de cette entreprise dont il me fallait amortir les investissements initiaux. Question de valeurs aussi, jouer les capitaines fier-à-bras qui choisissent de couler avec le navire, jusqu'au-boutiste. Au moins n'ai-je pas à rougir de ma ténacité.  Ce modèle que j'ai créé, je l'ai testé à l'étranger et c'est aussi cela qui m'a rendu naïf. Il est somme toute inadapté à la France (en UK j'en retirais un bien meilleur retour) - pour être plus clair et en toute transparence je fais quant à moi un burn out assez profond, auquel je tente de résister depuis des mois, peut-être des années, en espérant qu'il passe tout seul. Tenter le "collaboratif", et combiner à l'indigence du discours des entreprises, leur empressement assez pathétique à abuser de ce qu'ils n'ont eu de cesse d'interprêter à juste titre comme un média web en mal de dynamique, pour lui imposer de constantes expérimentations à bas budget, tout cela m'a psychologiquement usé.  J'ai pris le temps de vous écrire eu égard à la qualité de nos échanges avec une partie non négligeable de la communauté. Navré donc, cafeine.tv n'existera plus sous cette forme : il n'y aura plus d'invitations gratuites, ni d'interviews ou talkshows TV offerts avec des pros venant de façon très hasardeuse nous bassiner avec leur discours promotionnels - nous n'aurons plus à supporter la fumisterie de ceux qui repartent en oubliant de dire ne serait-ce que merci par médias sociaux interposés. Notre si mauvaise appréhension de la "politesse business", qui m'était par ailleurs devenue naturelle, et si parfaitement élémentaire après mes années aux États-Unis, et notre manquement en la latière, justifient à eux seuls la réputation de cuistrerie que nous font là-bas nos partenaires. La dynamique collaborative est une chose puissante chez les anglo-saxons, eux que nous avons si souvent tendance à juger trop prévisibles, et intellectuellement insuffisants par rapport à nous autres latins cultivés. C'est une immense erreur, ils ont ouvert la voie des médias sociaux et du partage de l'information : nous serons encore très longtemps coincés dans nos radineries et certitudes arrogantes, très loin derrière leur capacité à reconnaître et soutenir les entrepeneurs du web éditorial. Je suis pour ma part acculé à ce constat accablant, auquel j'ai précisément résisté 5 ans de ma vie, depuis 2009. Il est donc très probable que notre studio TV ne continue que sous la forme de prestations locatives pour divers opérateurs - nous sommes régulièrement sollicités en ce sens, et tant pis pour notre rêve de coproductions amicales et créatives. Entre l'amertume des jaloux et le petit budget sans ambition des décideurs d'entrée-de-gamme, ce projet fort ingénu (mais c'est ce qui faisait son charme, non ?) n'a pas survécu. Notre temps est désormais intégralement facturable. Ainsi sonne le glas d'une époque et de ses généreuses expérimentations.  cafeine.tv, techtoc.tv, HRchannel.com etc. : toutes les communautés de notre réseau survivront et se développeront, mais sans l'âme que j'ai, dans ma fascination béate pour le 2.0, tenté de leur insuffler. Il n'y aura désormais de contenus qualitatifs que pour ceux qui voudront bien se payer notre expérience au juste prix pour entendre notre approche critique du brand content.  Notre expertise s'est élaborée au prix de cette claque salutaire. Trop d'entreprises imbues de leurs petites routines marketing, clament sans vergogne, haut et fort, à qui veut l'entendre, que "oui bien sûr, nous avons adopté les codes du 2.0". En fait, c'est toujours aussi top-down qu'avant : arrêtons de rêver. C'est juste un peu plus hypocrite. En forme de punition qui en tant que telle je l'avoue, manque ouvertement d'humilité, il était ainsi fatal que nous décidions un beau jour de priver l'écosystème des initiatives gratuites et conviviales de cette webTV. Certains d'entre vous l'avaient d'ailleurs pressenti bien avant moi, je les avais entendus mais je suis sciemment resté calfeutré dans la spirale addictive et l'aveuglement optimiste de l'engagement entrepreneurial. Cette ivresse peut-être l'avez-vous connue, c'est une vision qui donne envie de se lever le matin et de se coucher tard le soir - ce feu sacré, les entrepreneurs sont de bien tristes bipèdes désorientés quand ils ne l'ont plus.   Nous avons tout tenté, et n'avons pas à en rougir : les plus actifs et généreux d'entre vous non plus. Qu'il me soit donc permis de les remercier du fond du coeur.   Bonne suite à vous. Frédéric Bascuñana
Et toc, voici mon feedback :
Laissez-moi dire ce que j'en pense...
Infos diverses
Lieu : Dans les studios de Webcastory
Format : Article
Traitement : Billet d'humeur
Secteur d'activité : Publications en ligne
Notes
AUDIENCE
 

(contexte : la fin des opérations gratuites et du modèle freemium associé).

Bonjour à tous,

Voici la conséquence d'un point de lucidité parfaitement inopiné, qui s'est brusquement imposé comme un retour de bâton, sans prévenir - et que nous avons à coeur de partager, conformes à notre habituelle logique de transparence vis-à-vis de notre communauté. 

Il n'en était pas moins fatal puisque nous sommes contraints de repositionner le studio TV cafeine.tv et d'interrompre nos programmes collaboratifs en modèle freemium, pour nous concentrer sur des travaux audiovisuels de commande rémunérés d'emblée.

L'expérimention n'a pas abouti sur une forme viable de modèle impliquant des étapes initiales gratuites. 

Nous avons passé des mois et des mois à expérimenter interviews & talkshows pour des centaines et même des milliers de pros, dans une logique d'échange reprenant les codes de l'économie collaborative et de l'innovation ouverte appliqués au B2B.

Nous avons tout tenté pour essayer de trouver un modèle viable, en espérant transcender la crise des médias en France. Nous avons réussi à générer du revenu, mais pas suffisamment pour maintenir le nécessaire niveau d'investissement qui correspondait à la poursuite d'un modèle plus ambitieux (histoire de développer une véritable entreprise et pas juste un petit business).

Les médias nous apparaissent comme noyés dans le bruit et la fureur des médias sociaux, et ne survivent généralement, pour les plus historiques, qu'en complétant leurs modèles économiques par des subventions. Très peu ont le juste positionnement leur permettant de dégager durablement de la valeur.

Il est d'ailleurs temps, soit dit en passant et pour dépasser notre sujet, que le public ouvre les yeux sur la gravité de la situation qui les prive progressivement chaque jour un peu plus, de supports véritablement libres, indépendants, citoyens.

Nous pensions quant à nous que le collaboratif était une bonne alternative.
Il le fut parfois et quelques jolies réussites nous avaient permis d'espérer.
Mais les mentalités ne sont pas prêtes encore.

Contraitement à ce que j'ai personnellement vécu au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, dans nos écosystèmes franchouillards le retour d'ascenseur est de l'ordre du zéro pointé - honte à nous autres latins : nous n'avons pas le dixième de la fibre du partage arborée par nos cousins anglo-saxons (et je pèse mes mots - CQFD sur le thème de l'échange, qui ne fonctionne pas ici).

C'est un vrai problème culturel.

Nous sommes le pays de l'arrogance aggravée par un déni généralisé (si ce n'est une symptomatique fusmisterie) sur le thème de la reconnaissance de la valeur des contenus. Ils sont pourtant cruciaux pour affirmer la valeur et le point de vue de la marque, la puissance de l'expertise et de son adaptabilité.

Nous voulons bien consommer les contenus de qualité, en soutenir une partie par nos suffrages et parfois même nos souscriptions payantes, mais les places sont très limitées pour en laisser émerger de nouveaux.
Les blogueurs sont quant à eux d'un côté les fossoyeurs du métier d'éditeur tant ils sont souvent pertinents. Sur presque tous les sujets, quand on sait rechercher les meilleurs articles, on trouve toujours des perles en abondance. Mais d'un l'autre côté, il s'agit surtout d'une race émergente de bisounours si passionnés qu'ils en deviennent les nouveaux forçats de l'info. À force de ne pouvoir abandonner leur passion et de développer une sorte de dépendance à ce don de soi tant leur réputationnel en dépend.
C'est ce dont beaucoup de marques abusent, sans qu'aucune voix ne s'élève devant la réalité de ces occupations précaires, du fait notamment qu'ils soient encore, pour un temps du moins, si "hypes" en apparence (autre stimulant d'une motivation au long cours).
Ceux qui font bon usage de leur productions sont ceux qui les exploitent astucieusement à des fins de prestige réputationnel en adéquation avec un modèle économique, mais quant à en faire un business en soi, nous savions depuis 2009 que c'était impossible, du moins pas durablement.

Une fantastique aubaine que de flatter l'égo de ces écrivains publics en les qualifiant d' "influenceurs" pour toute rémunération. 

Nous avons quant à nous commis le tort, j'ai commis le tort, d'espérer faire prendre en France, comme une greffe improbable, un vécu outre-Atlantique où l'éditorial est presque sacré et où les entreprises sont habituées à le valoriser.
Résultat : notre propre capacité à générer des contenus de qualité est minée par la faiblesse de nos moyens et ce marché reste structuré par de petites offres atomisées dans tous les sens, et trop peu d'offres de valeur durable.

Croyant diviser pour mieux régner, les entreprises négocient désormais pour leurs créations audiovisuelles, textuelles, des budgets indignants. Cela fait partie du jeu économique, il faudra certes se réinventer. Mais pour le moment cela fait fuir les talents et ne laisse que les bidouilleurs, ou encore ceux qui n'ont pas d'autre alternative qu'essayer de tenir le coup pour tenter d'autres modèles - ce qui fut notre cas pendant un temps.

Résultat, des contenus émis par les entreprises toujours aussi convenus, comme une forme de schyzophrénie à l'heure où les médias sociaux semblaient favoriser l'émergence d'un ton, d'un style moins policés.

Trop peu de voix authentiques.

On s'ennuie, les visions captivantes sont rares. Dans le grand public, on voit de même émerger et triompher des sites algorythmiques générant de médiocres contenus portés par une actualité épidermique, et conçus pour le référencement. Et donc pour la pub et l'invasion de techniques constamment renouvelées de bannières, tracking, etc.

Nous avons ainsi échoué quant à nous, malgré des années de ténacité, à créer ce cercle vertueux que nous espérions tant, pour amener une communauté d'experts à se réapproprier quelques espaces web pour en faire de véritables carrefours vivants de la connaissance, sans excès de marketing intrusif. 

Je ne dis pas ça pour régler des comptes pardonnez-m'en, mais trop de pros parmi nos invités se comportent comme des divas décérébrées, persuadées de n'avoir été invitées que pour leur indispensable charisme, totalement oublieuses de cette idée très simple : qu'il s'agit d'un échange, d'une amorce de collaboration, de découverte mutuelle. A force de n'être injustement perçus qu'au titre de médias en mal de contenus, à notre tour nous ne pouvons les considérer autrement qu'en indigentes divas en mal d'audience.
Moralité : la rencontre n'a jamais vraiment lieu, le "mismatch" est total.
Le sous-jacent humaniste, certes quelque peu idéaliste, mais si nécessaire au milieu du bruit 2.0 ambiant et parfois si brutal, est complètement écrasé. Et c'est ainsi qu'ils usèrent notre patience par leurs discours promotionnels convenus, par leurs absences conjuguées d'écoute, et de vision :

Parce qu'une vision, un discours de marque vivant, ça se travaille et ça se construit avec des pros.

Trop de gens croient encore que les médias sociaux sont un alibi pour produire du contenu spontanément médiocre, puisque le moteur semble à tort être celui de la spontanéité.

Nous testions une approche collavorative dans le but d'amener des pros à partager leurs idées en amont, à s'approprier un média, à faire émerger des talents et des visions. C'est la bonne préparation "en soi" qui nous semblait le meilleur des alibis pour construire quelque chose d'intéressant.

Nous espérions fort naïvement voir ainsi surgir de bonnes idées, mais en plus de révéler la traditionnelle radinerie des entreprises françaises, les contenus furent le plus souvent frappés d'indigence - car malgré de rares fulgurances nous portons la lourde et ingrate responsabilité de ce constat d'échec.

 
En toute transparence voici donc mon propre ressenti sur la coproduction collaborative, et de manière générale les séminaires d'entreprises et autres ramdam des pseudo intellectuels du management :

je n'ai personnellement plus du tout la force de m'intéresser à ces discours creux sans être payé très cher pour ça,

car je l'ai trop longtemps fait gratuitement en comptant sur la dynamique de l'échange, et j'ai été assez stupide pour m'y accrocher longtemps, notamment aussi parce que je n'avais pas financièrement la possibilité de m'évader hors de cette entreprise dont il me fallait amortir les investissements initiaux.
Question de valeurs aussi, jouer les capitaines fier-à-bras qui choisissent de couler avec le navire, jusqu'au-boutiste. Au moins n'ai-je pas à rougir de ma ténacité. 
Ce modèle que j'ai créé, je l'ai testé à l'étranger et c'est aussi cela qui m'a rendu naïf.
Il est somme toute inadapté à la France (en UK j'en retirais un bien meilleur retour) - pour être plus clair et en toute transparence je fais quant à moi un burn out assez profond, auquel je tente de résister depuis des mois, peut-être des années, en espérant qu'il passe tout seul.
Tenter le "collaboratif", et combiner à l'indigence du discours des entreprises, leur empressement assez pathétique à abuser de ce qu'ils n'ont eu de cesse d'interprêter à juste titre comme un média web en mal de dynamique, pour lui imposer de constantes expérimentations à bas budget, tout cela m'a psychologiquement usé. 
J'ai pris le temps de vous écrire eu égard à la qualité de nos échanges avec une partie non négligeable de la communauté.
Navré donc, cafeine.tv n'existera plus sous cette forme : il n'y aura plus d'invitations gratuites, ni d'interviews ou talkshows TV offerts avec des pros venant de façon très hasardeuse nous bassiner avec leur discours promotionnels - nous n'aurons plus à supporter la fumisterie de ceux qui repartent en oubliant de dire ne serait-ce que merci par médias sociaux interposés.

Notre si mauvaise appréhension de la "politesse business", qui m'était par ailleurs devenue naturelle, et si parfaitement élémentaire après mes années aux États-Unis, et notre manquement en la latière, justifient à eux seuls la réputation de cuistrerie que nous font là-bas nos partenaires.

La dynamique collaborative est une chose puissante chez les anglo-saxons, eux que nous avons si souvent tendance à juger trop prévisibles, et intellectuellement insuffisants par rapport à nous autres latins cultivés. C'est une immense erreur, ils ont ouvert la voie des médias sociaux et du partage de l'information : nous serons encore très longtemps coincés dans nos radineries et certitudes arrogantes, très loin derrière leur capacité à reconnaître et soutenir les entrepeneurs du web éditorial. Je suis pour ma part acculé à ce constat accablant, auquel j'ai précisément résisté 5 ans de ma vie, depuis 2009.
Il est donc très probable que notre studio TV ne continue que sous la forme de prestations locatives pour divers opérateurs - nous sommes régulièrement sollicités en ce sens, et tant pis pour notre rêve de coproductions amicales et créatives. Entre l'amertume des jaloux et le petit budget sans ambition des décideurs d'entrée-de-gamme, ce projet fort ingénu (mais c'est ce qui faisait son charme, non ?) n'a pas survécu.

Notre temps est désormais intégralement facturable.

Ainsi sonne le glas d'une époque et de ses généreuses expérimentations. 

cafeine.tv, techtoc.tv, HRchannel.com etc. : toutes les communautés de notre réseau survivront et se développeront, mais sans l'âme que j'ai, dans ma fascination béate pour le 2.0, tenté de leur insuffler.

Il n'y aura désormais de contenus qualitatifs que pour ceux qui voudront bien se payer notre expérience au juste prix pour entendre notre approche critique du brand content. 

Notre expertise s'est élaborée au prix de cette claque salutaire.

Trop d'entreprises imbues de leurs petites routines marketing, clament sans vergogne, haut et fort, à qui veut l'entendre, que "oui bien sûr, nous avons adopté les codes du 2.0". En fait, c'est toujours aussi top-down qu'avant : arrêtons de rêver. C'est juste un peu plus hypocrite.

En forme de punition qui en tant que telle je l'avoue, manque ouvertement d'humilité, il était ainsi fatal que nous décidions un beau jour de priver l'écosystème des initiatives gratuites et conviviales de cette webTV.

Certains d'entre vous l'avaient d'ailleurs pressenti bien avant moi, je les avais entendus mais je suis sciemment resté calfeutré dans la spirale addictive et l'aveuglement optimiste de l'engagement entrepreneurial.
Cette ivresse peut-être l'avez-vous connue, c'est une vision qui donne envie de se lever le matin et de se coucher tard le soir - ce feu sacré, les entrepreneurs sont de bien tristes bipèdes désorientés quand ils ne l'ont plus.  
Nous avons tout tenté, et n'avons pas à en rougir : les plus actifs et généreux d'entre vous non plus.

Qu'il me soit donc permis de les remercier du fond du coeur.  
Bonne suite à vous.

Sujets potentiellement connexes :
  • Commentaire de Dominique Turcq : Bravo Frederic pour ce courage et ces vérités bien exprimées avec lucidité et la juste émotion. Sur le fond je partage beaucoup de tes constats et mes propres efforts avec Boostzone Institute ressemblent par pas mal d'aspects aux tiens. Je pense que dans la durée, mais aussi dans la maturité (car je persiste à croire que maturité il y aura) la notion de curation prendra tout son sens, c'est à dire que ceux qui trient et créent du contenu de valeur seront rémunérés. Mais je ne me fais guère d'illusion sur le niveau de rémunération qu'ils percevront. Même les journalistes, nos curateurs de toujours, sont en plein désarroi.Ne te laisse pas abattre, ni "burner out" et sache que même si tu considères ces années comme se soldant par un échec ce n'est pas le cas de ceux qui t'ont suivi de près et qui savent à quel point ta générosité et ton intelligence sont utiles. Tu les mettras au service d'autres causes, et je suis sur que tu y feras aussi du bien. Commentaire de Frédéric BASCUNANA : Vraiment très touché Dominique.Tout me porte à croire après ces phases de laboratoire, que l'avenir dans le contexte économique actuel à plus forte raison, réside dans les alliances - du moins la qualité des alliances. Notre travail, de curation notamment, est un marqueur : il permet d'amorcer la construction de ces alliances en identifiant ceux avec qui nous devront apprendre à "travailler en réseau" (ce qui va devenir un nouveau modèle de collaboration pour échapper aux risques, et à la pression financière des vieux modèles d'embauches).C'est là que les petits survivront aux grands : un peu comme les fourmis capables de survivre dans leurs interstices aux pachydermes que nous sommes, plus sûrement que nous en cas de déflagration fut-elle nucléaire ! En ce sens enfin, peut-être la dénomination de "média" sera-t-elle enfin conforme à son étymologie : le support ne sera plus une fin en soi, mais un moyen de médiatiser de nouvelles relations sociales. L'éditorial ne sera fort heureusement plus, avec le temps, qu'un alibi relationnel : cela a commencé. Ce n'est pas parce que les mentalités sont lentes à évoluer, ni parce que ce n'est pas facile pour tout le monde de le monétiser (cf. nous autres !), que le mouvement n'est pas en marche tel une lame de fond !Je suis persuadé que ça nous arrive sur le coin de la figure à vitesse grand V. Regarde le cas de Castorama qui tout en dégraissant massivement le mammouth tente de réinventer son modèle relationnel en proposant à ses employés une protection sociale sur les heures supp' qu'ils font en pur service, en dehors des heures ouvrées, avec les clients rencontrés en magasin ! Il leur faut bien s'insérer dans cette dynamique de proximité, essayer de se la réapproprier ! Ils auront du mal. Car le mouvement collaboratif consiste justement à laisser triompher la singularité de nos relations sur la massification des vieux modes de consommation.Pourvu que ça dure. Commentaire de Dominique Rabeuf : Toast funèbreÔ de notre bonheur, toi, le fanal emblème !Salut de la démence et libation blême, Ne crois pas qu'au magique espoir du webinarJ'offre ma coupe vide où souffre un monstre fard !Ta disparition ne va pas leur suffireDu «Stéphane remanié» Commentaire de Frédéric BASCUNANA : tu es cinglé Dominique mais j'imaginerais très mal mes sites sans tes commentaires érudits hors du commun ;-) Commentaire de Victor Waknine : FredHR channel va me manquer, il reste gravé dans dans ma mémoire un talk prémonitoire où nous avions pété les plombs avec un abruti de service qui nous avait poussé au tréfonds de la bêtise 2.0. Ce que tu écris fut joué en live et j'ai eu l'immense bonheur de le co-construire avec toi en live, sans script, juste avec nos tripes face à un "expert en connerie managériale".C'était tellement hors norme que tu as du effacer de ta mémoire d(archives ces 10 minutes d’anthologie collaborative.Mais sache que pour ma part, j'ai toujours cru que tu étais lucide et que ton désir profond était de vérifier ce que tu aurais pu écrire 4 ans plus tôt.En fait, tu as continué à tester ce projet fou en voulant croire que tu pourrais "fucker l'EBIT" un jour avec du collaboratif humanoïde.L'erreur savoureuse et tout à ton honneur d'entrepreneur, fut me semble t'il, de croire à la théorie de l'évolution linéaire. Les grandes transformations nécessitent des paliers de cohabitation avant l'effondrement du stade primitif.Mais je garde espoir que le combat de la qualité va s'imposer et que même payant tu réussira à nous faire briller.Tu peux compter sur moi pour te commander un plateau royal de temps en temps.Je t'aime pour ta folie et ton webcashing.Victor Commentaire de Boris Perchat : Frédéric, c'est courageux. C'est mieux que tu arrêtes oui sur cette lancée Frédéric car ton équilibre personnel en dépend.Notre écosystème de l'internet et du numérique en france n'en est pas un. C'est plutôt égo-système où nombreux sont les personnes qui se servent sans donner en retour.Ton site a servi tu peux être sûr, mais pas à toi comme tu l'entendais et pas au collectif. Il a servi à des personnes et parmi celles qui y étaient inscrites qui ont puisé dans le contenu pour nourrir leurs projets personnels.J'ai connu cela sur un blog que j'ai fini par fermer pour me préserver.Ta décision intervient au pire moment. Car nous vivons un passage important de notre histoire qui réclame de l'analyse et de la vision en particulier sur les enjeux du numérique et de l'internet qui sont la plupart du temps considérés avec des grilles de déchiffrement de l'ancien monde.Maintenant il va te falloir, il va nous falloir, vivre avec cet échec. Compte sur moi pour te suggérer un rebond si jamais j'en voyais un. Commentaire de Frédéric BASCUNANA : Waouh merci pour ce magnifique message Victor :-)Nous avons en effet ouvert les yeux : ce que nous avons appris entre fulgurances et déconvenues nous permettra de mieux positionner notre offre.Mais ton message est en soi une sublime récompense.Et pour info l'offre plus "traditionnelle" que nous développons maintenant a l'air de bien fonctionner ;-) Peut-être serons-nous encore là quand l'écosystème sera prêt pour faire fonctionner le mode collaboratif, qui sait ? ;-)mille mercis en tout cas ! Commentaire de Frédéric BASCUNANA : "Notre écosystème de l'internet et du numérique en france n'en est pas un. C'est plutôt égo-système où nombreux sont les personnes qui se servent sans donner en retour."C'est difficile de dire mieux !Quelle excellente formule Boris !Gardons le contact en effet !Il y a une forme d'idiosyncrasie culturelle qui fait barrage. Nous avons espéré faire prendre une greffe contre-nature.Gros avantage : nous avons le cœur net en tout cas ! Il suffit de voir, pour comprendre notre absurdité culturelle, expérience hallucinante, certaines opérations de plateaux TV 100% financés par mes soins mettant en valeur des pros ayant pourtant, crise oblige, d'immenses besoins en visibilité : et pourtant non, on a beau leur offrir un plateau digne de ce nom, tous (je dis bien tous, sic) attendent d'être traités en divas du simple fait que nous les invitions, et ne renvoient en effet jamais l'ascenseur. C'est sidérant.JAMAIS je ne me serais permis de le dire ainsi sans mon expérience US qui contredit en tous points ce constat. J'ai observé de près le système de networking fondé sur le partage et l'entre-aide, la valorisation mutuelle, bien sûr sous-tendue par toutes sortes d'objectifs secondaires : ce qui ne m'a jamais choqué dans un contexte business. Ce qui n'est certes pas pire que l'absence quasi totale de sollicitudes croisées entre nous autres. Nous sommes très portés aux paroles humanistes, mais le business semble justifier l'amnésie quand il faut savoir coopérer. Peut-être sommes-nous trop portés à tenir l'assistanat pour acquis en France ? Auquel cas il n'est guère surprenant que pas mal de gens nous aient soupçonnés d'être probablement subventionnés (sic) : donc pourquoi jouer la carte de la coproduction si l'argent coule à flots ?C'était pourtant un chouette moyen de partager les frais.L'autre grosse problématique, et je ne vais pas m’appesantir alors que c'est peut-être et de loin la pire : c'est la difficulté de nos marketeurs français, dans leur très grande majorité, d'adopter avec mes médias sociaux le "lâcher-prise", de s'investir réellement dans les conversations en acceptant notamment les risques de polémiques qui en résultent, tout en professionnalisant plus encore le job des animateurs de réseaux (les CM) : ils sont encore beaucoup trop cantonnés à une fonction support alors qu'ils devraient être en capacité de détecter des opportunités business, de s'approprier dans un discours plus spontané l'ADN de la marque et de proscrire les sempiternels propos lénifiants dans lesquels ont se sclérose en ce moment encore. Espérons que tout cela évolue prochainement dans le bon sens ! J'espère que notre expérience sera utile aux autres !Merci encore pour ton commentaire Boris tu es toi aussi un explorateur de la psychologie du web et j'espère que tu ne cesseras jamais ! Commentaire de Boris Perchat : Merci pour ton compliment Frédéric. Je trouve ce passage que tu as écrit pertinent : Nous sommes très portés aux paroles humanistes, mais le business semble justifier l'amnésie quand il faut savoir coopérer. Peut-être sommes-nous trop portés à tenir l'assistanat pour acquis en France ? Auquel cas il n'est guère surprenant que pas mal de gens nous aient soupçonnés d'être probablement subventionnés (sic) : donc pourquoi jouer la carte de la coproduction si l'argent coule à flots ? Je voudrais ajouter... Le web et l'internet à l'origine ce ne sont pas que des technologies ce sont aussi des valeurs. Au départ le web était plutôt préservé et au fur et à mesure qu'il s'est démocratisé il s'est fait aussi colonisé par des mondes aux valeurs antagoniques, je veux parler principalement du monde du business. Bien sûr il serait stérile de cantonner le monde du business à un monde aux valeurs contraires au saint esprit du web emprunt de collaboration et de partage (je caricature) seulement quand on a assisté aux différents âges, aux différentes évolutions, qu'a traversés le web depuis 20 ans, ce qui est mon cas et ce qui aussi le tien Frédéric, on observe un changement avec une nette poussée du marketing. Les changements ne sont pas spécialement à remettre en question seulement quelque fois je me demande si nous ne sommes pas frappé d'amnésie quant aux étapes qui les ont précédées et que nous oublions en conséquence la dimension globale du web et de l'internet. Il y a 5 ans j'ai tenté de nous avertir que nous devions trouver une voie de l'équilibre entre les différentes sphères qui régissent les avancées du web : la technologie, le business et l'humain. J'ai posé la question : Quel est le moteur du web ? La technologie, l'humain ou le business ? http://techtoc.tv/event/490/social-media--web-2.0/subversive-tv/quel-est-le-moteur-du-web--la-technologie--l-humain-ou-le-businessBien sûr aucun des 3 n'est plus moteur que les autres, mais je crois qu'à certains moments de l'évolution du web il conviendrait de revenir à un équilibre entre les 3 ou à affirmer une dimension plus qu'une autre selon le déséquilibre constaté et pour nous éviter des déconvenues sévères, des déséquilibres destructeurs de l'éco-système qui le ferait devenir justement un égo-système, voire un techno-système si la sphère technologique prenait le dessus au détriment des 2 autres. Un déséquilibre dans la force pour dire les choses autrement…;)Nous pourrions être à l'orée d'une compréhension de l'éco système global du web et de l'internet qui est encore un éco système jeune dont l'évolution pourrait être promise à une évolution qui se compte en siècle.Peut-on mettre un mot pour qualifier cette (nouvelle) discipline ?Au fait à propos des CM, une des questions du débat les concernait en ces termes : Le community manager peut-il parvenir à réconcilier les valeurs technologiques, les valeurs humaines et les valeurs du business ? Commentaire de Frédéric BASCUNANA : ce serait en effet une excellente question à débattre :-) Commentaire de Boris Perchat : Effectivement Frédéric, il y a matière. Le constat d'un équilibre ou d'un déséquilibre pourrait être fait aujourd'hui entre ces 3 sphères (techno, business, humain) au sein du web et de l'internet et de façon à permettre aux CM de comprendre le contexte général dans lequel leur propre communauté évolue mais aussi afin de comprendre comment leur métier pourrait évoluer en fonction du déséquilibre ou équilibre constaté.Une mise en perspective historique de l'évolution de ces 3 sphères depuis une vingtaine d'année, depuis l'essor du web, sera indispensable à cet exercice. Je peux m'y consacrer.