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privé de @fredbascunana :-)
Je consigne ici un point relatif aux "marchés conversationnels" qui font beaucoup... converser les pros de la parlote marketing dont je ne puis nier faire partie : j’ai beau défendre le débat et la controverse, dans lesquels il me semble fondamental que les marques apprennent à s'investir avec authenticité (tant le refus de dialoguer est mauvais pour la confiance), je suis agacé quand on exploite le vocable d’« impertinence » pour justifier la brimade. L’impertinence est trop précieuse, notamment face aux puissants, face aux patrons, face aux aînés, face à toute forme d’oppression aussi subtile soit-elle, y compris dans le contexte des petites tyrannies de paroisses intellectuelles, pour servir d’alibi aux sales cons. J’entends trop souvent des gens sur-exploiter la notion pour prévenir : « ah mais, je vous préviens, je suis un trublion moi, un impertinent » - alors que qu’ils n’ont fait qu’adopter la brimade inélégante. Cette manière de prévenir c'est aussi une façon assez pleutre de désamorcer les réactions à venir : si je réussis en amont de mes petites phrases à convaincre mes interlocuteurs que je ne suis qu'un "impertinent", je sème le doute salvateur qui m'évitera une réponse trop cinglante (voire un poing dans la gueule). Parce qu'il y a quelque chose de sympathique dans l'impertinence, en business.  Or j'ai assisté à cette forme de perversité déguisée en  impertinence, qui sert de prétexte à distribuer des SCUDS en conférence, histoire de faire le malin. J'ai réalisé que ceux qui exploitent le terme, le sacrifient à de fins de connivence d’entrée de gamme avec des audiences vaguement stimulées par la voyeurisme de la souffrance d’autrui. Dans le débat et la controverse, l’impertinence est un levier fondamental : elle a sa place dans une éristique intellectuellement honnête, et nous préserve de l’ennui. Quand on instrumentalise le terme en faisant passer pour simple réflexe d’impertinence le recours à l’humiliation mondaine, aussi fin que soit le trait d’esprit il n’en est que plus pervers. L’excès d’abus du terme de « bienveillance » est tout aussi exaspérant, surtout quand je le subis à plusieurs reprises dans des conférences professionnelles, surexploité par des marques en mal de doctrine. Là c’est encore plus dérangeant : le terme revient comme un disque rayé dans la bouche des paragons de la " marquéthique " business et c’est ce qui le rend d’autant plus suspect. J’ai recroisé une coquette microcéphale hier, caricature ambulante de la petite bourgeoisie arrogante d’un certain middle management en mal de légitimité mondaine, qui nous a pondu un bouquin statuaire ennuyeux sur le « social selling ». Elle ne fait que bassiner son monde avec la « bienveillance ». Je suis bien placé pour le savoir, je l'ai d'abord invitée à faire sa promo sur mon propre plateau, et j'ai subi l'interview égocentrée bienveillante. Or tout son comportement personnel d’un côté (elle n'attend qu'allégeance d'une cour de suspects en mal de prestas, et n’a pas même le degré zéro de la bienveillance vous savez ce truc qu’on appelle la politesse, savoir dire merci etc. : juste réservé à ses homologues), et toute la stratégie lourdement « social spamming » de sa boîte d’un autre côté sont en complète négation de la définition la plus élémentaire du terme de bienveillance. Sa société exploite mal Linkedin (elle est encore charge de la formation des commerciaux et leur a inculqué cette obsession de la « bienveillance ») - au point d'exaspérer les acheteurs. Or que devient la « bienveillance » quand on harcèle littéralement ses prospects ? Pas grand chose, on la met au rencart. La bienveillance en business est encore un de ces termes que l’on vide de toute leur substance, et c’est pénible. J’ai d’ailleurs été impertinent, en répondant dans un commentaire de blog à la microcéphale, pour lui dire que j’étais plutôt interloqué par sa goujaterie (n’avoir pas pris soin de dire merci quand je l’ai interviewée pour parler de son ouvrage, m’avoir demandé de le promouvoir sans met avoir pris soin de me l’offrir) et j’ai fait référence à l’effet colibri - qui devrait intéresser les marketeurs (du mauvais emploi de certains dispositifs de comm’ qui se révèlent contre-productif quand la démarche est creuse, et les mots employés en déphasage total avec l’action et la réalité). J’ai donc été impertinent en relevant « l’effet colibri » dans son impolitesse : elle a usé de son ascendant pour interdire à un de ses collaborateurs avec qui j’avais une superbe relation d’humanité et de confiance, un collaborateur d’un tout autre service que le sien, et beaucoup plus jeune qu’elle, de travailler avec moi - ce qu’il m’a aisément avoué au téléphone alors que nous avions déjà à notre actif des prestations impeccables. Depuis, après m’avoir lourdement demandé de supprimer mon commentaire dans mon propre blog, elle ne fait dans son écosystème, pas plus grand qu’un verre d’eau fort heureusement, que tout faire pour me décrédibiliser : hier encore, allant jusqu’à me traitert de taré auprès  d’un de mes meilleurs amis. Q uel manque d'arguments décidément. Je le dis avec bienveillance et une  très légère  pointe... d'impertinence. Vous voyez l'idée. Mais la morale de cette histoire est la plus intéressante. Pour toute forme de bienveillance , cette personne m’a donc fait très cher payer mon impertinence . Voyez-vous : - l’impertinence n’a de valeur que quand elle est risquée et face à plus puissant que soi, - la bienveillance n’a de valeur que pour répondre à l’impertinence de plus fragile que soi. A bons entendeurs.
Et toc, voici mon feedback :
Je trouve cet article...




Infos diverses
Lieu : Dans les studios de Webcastory
Notes
AUDIENCE
 
Sujet proposé par Frédéric BASCUNANA
Organisation par Frédéric BASCUNANA
Format : Article
Traitement : Billet d'humeur
 

Je consigne ici un point relatif aux "marchés conversationnels" qui font beaucoup... converser les pros de la parlote marketing dont je ne puis nier faire partie : j’ai beau défendre le débat et la controverse, dans lesquels il me semble fondamental que les marques apprennent à s'investir avec authenticité (tant le refus de dialoguer est mauvais pour la confiance), je suis agacé quand on exploite le vocable d’« impertinence » pour justifier la brimade.

L’impertinence est trop précieuse, notamment face aux puissants, face aux patrons, face aux aînés, face à toute forme d’oppression aussi subtile soit-elle, y compris dans le contexte des petites tyrannies de paroisses intellectuelles, pour servir d’alibi aux sales cons.

J’entends trop souvent des gens sur-exploiter la notion pour prévenir : « ah mais, je vous préviens, je suis un trublion moi, un impertinent » - alors que qu’ils n’ont fait qu’adopter la brimade inélégante.

Cette manière de prévenir c'est aussi une façon assez pleutre de désamorcer les réactions à venir : si je réussis en amont de mes petites phrases à convaincre mes interlocuteurs que je ne suis qu'un "impertinent", je sème le doute salvateur qui m'évitera une réponse trop cinglante (voire un poing dans la gueule). Parce qu'il y a quelque chose de sympathique dans l'impertinence, en business. 

Or j'ai assisté à cette forme de perversité déguisée en impertinence, qui sert de prétexte à distribuer des SCUDS en conférence, histoire de faire le malin.

J'ai réalisé que ceux qui exploitent le terme, le sacrifient à de fins de connivence d’entrée de gamme avec des audiences vaguement stimulées par la voyeurisme de la souffrance d’autrui.

Dans le débat et la controverse, l’impertinence est un levier fondamental : elle a sa place dans une éristique intellectuellement honnête, et nous préserve de l’ennui.

Quand on instrumentalise le terme en faisant passer pour simple réflexe d’impertinence le recours à l’humiliation mondaine, aussi fin que soit le trait d’esprit il n’en est que plus pervers.


L’excès d’abus du terme de « bienveillance » est tout aussi exaspérant, surtout quand je le subis à plusieurs reprises dans des conférences professionnelles, surexploité par des marques en mal de doctrine.

Là c’est encore plus dérangeant : le terme revient comme un disque rayé dans la bouche des paragons de la "marquéthique" business et c’est ce qui le rend d’autant plus suspect.

J’ai recroisé une coquette microcéphale hier, caricature ambulante de la petite bourgeoisie arrogante d’un certain middle management en mal de légitimité mondaine, qui nous a pondu un bouquin statuaire ennuyeux sur le « social selling ».

Elle ne fait que bassiner son monde avec la « bienveillance ».

Je suis bien placé pour le savoir, je l'ai d'abord invitée à faire sa promo sur mon propre plateau, et j'ai subi l'interview égocentrée bienveillante.

Or tout son comportement personnel d’un côté (elle n'attend qu'allégeance d'une cour de suspects en mal de prestas, et n’a pas même le degré zéro de la bienveillance vous savez ce truc qu’on appelle la politesse, savoir dire merci etc. : juste réservé à ses homologues), et toute la stratégie lourdement « social spamming » de sa boîte d’un autre côté sont en complète négation de la définition la plus élémentaire du terme de bienveillance.

Sa société exploite mal Linkedin (elle est encore charge de la formation des commerciaux et leur a inculqué cette obsession de la « bienveillance ») - au point d'exaspérer les acheteurs. Or que devient la « bienveillance » quand on harcèle littéralement ses prospects ? Pas grand chose, on la met au rencart.

La bienveillance en business est encore un de ces termes que l’on vide de toute leur substance, et c’est pénible.

J’ai d’ailleurs été impertinent, en répondant dans un commentaire de blog à la microcéphale, pour lui dire que j’étais plutôt interloqué par sa goujaterie (n’avoir pas pris soin de dire merci quand je l’ai interviewée pour parler de son ouvrage, m’avoir demandé de le promouvoir sans met avoir pris soin de me l’offrir) et j’ai fait référence à l’effet colibri - qui devrait intéresser les marketeurs (du mauvais emploi de certains dispositifs de comm’ qui se révèlent contre-productif quand la démarche est creuse, et les mots employés en déphasage total avec l’action et la réalité).

J’ai donc été impertinent en relevant « l’effet colibri » dans son impolitesse : elle a usé de son ascendant pour interdire à un de ses collaborateurs avec qui j’avais une superbe relation d’humanité et de confiance, un collaborateur d’un tout autre service que le sien, et beaucoup plus jeune qu’elle, de travailler avec moi - ce qu’il m’a aisément avoué au téléphone alors que nous avions déjà à notre actif des prestations impeccables.

Depuis, après m’avoir lourdement demandé de supprimer mon commentaire dans mon propre blog, elle ne fait dans son écosystème, pas plus grand qu’un verre d’eau fort heureusement, que tout faire pour me décrédibiliser : hier encore, allant jusqu’à me traitert de taré auprès d’un de mes meilleurs amis. Quel manque d'arguments décidément. Je le dis avec bienveillance et une très légère pointe... d'impertinence. Vous voyez l'idée.

Mais la morale de cette histoire est la plus intéressante.

Pour toute forme de bienveillance, cette personne m’a donc fait très cher payer mon impertinence.

Voyez-vous :

- l’impertinence n’a de valeur que quand elle est risquée et face à plus puissant que soi,

- la bienveillance n’a de valeur que pour répondre à l’impertinence de plus fragile que soi.

A bons entendeurs.


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