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N’êtes-vous pas parfois agacé par les gens qui s’auto-déprécient ?     - Je vous livre une réflexion à ce propos qui aide ceux parmi mes proches qui pratiquent le dénigrement de soi, à se ressaisir.   Et par la preuve qu’un raisonnement simple est parfois source de remise en question salutaire :     J’affirme donc, pour provoquer la discussion par un électrochoc, que la détestation de soi est paradoxalement le signe d’un narcissisme incurable.     Oui oui : on se déteste pour la bonne raison qu’au départ, c’est par excès d’amour de soi - qui comme tout penchant excessif de cette nature, finit par décevoir. J’étais moi-même persuadé de n’être pas franchement narcissique. D’autant qu’il m’arrivait parfois de me haïr, à tout le moins de me déprécier.     Jusqu’au jour où j’ai compris que j’étais à vrai dire déçu par les réalisations effectives de ce « Moi » potentiellement parfait que je tenais en si haute estime, que ses échecs successifs me sont apparus indignes de « Lui ».   Quand on s’auto-flagelle, c’est souvent qu’on est temporairement déçu par la distance qu’il faut encore négocier entre les attentes que l’on a de « Soi », et ses accomplissements effectifs.   Voilà pourquoi j’affirme, d’intuition, que la détestation de soi pour ce motif d’insatisfaction est l’expérience paradoxale d’un égocentrisme paroxystique (tout à fait naturel dans la construction de soi, c’est une étape), fondé sur la certitude intime que le Moi profond doit entrer en conformité avec l’autoportrait que nous en avions secrètement projeté.   Ensuite, ce n’est qu’une question de degré - mais même dans les cas moins prononcés, comme le dit très bien le moraliste, toute modestie est fausse, ce qui fait de l’expression « fausse modestie » une redondance pataude.   Ayant progressé sur ce point, j’ai donc cessé de me déprécier pour une raison que je pense rationnelle, incontestable. Plus utile encore, elle me permet de me désintoxiquer des relations qui sont empêtrées dans cette phase de leur construction et tardent à en sortir… À ceux qui viennent m’exposer lourdement leurs excès d’autocritique pour que je les console de cette haine qu’ils croient se porter au moment où ils me parlent : Je suis ainsi en mesure de démontrer qu’à vrai dire, ils sont juste les amoureux transis, temporairement désappointés, de la cause du Moi.
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N’êtes-vous pas parfois agacé par les gens qui s’auto-déprécient ?

 

 - Je vous livre une réflexion à ce propos qui aide ceux parmi mes proches qui pratiquent le dénigrement de soi, à se ressaisir. 

Et par la preuve qu’un raisonnement simple est parfois source de remise en question salutaire :  

J’affirme donc, pour provoquer la discussion par un électrochoc, que la détestation de soi est paradoxalement le signe d’un narcissisme incurable. 

 

Oui oui : on se déteste pour la bonne raison qu’au départ, c’est par excès d’amour de soi - qui comme tout penchant excessif de cette nature, finit par décevoir.

J’étais moi-même persuadé de n’être pas franchement narcissique. D’autant qu’il m’arrivait parfois de me haïr, à tout le moins de me déprécier.  

Jusqu’au jour où j’ai compris que j’étais à vrai dire déçu par les réalisations effectives de ce « Moi » potentiellement parfait que je tenais en si haute estime, que ses échecs successifs me sont apparus indignes de « Lui ». 

Quand on s’auto-flagelle, c’est souvent qu’on est temporairement déçu par la distance qu’il faut encore négocier entre les attentes que l’on a de « Soi », et ses accomplissements effectifs. 

Voilà pourquoi j’affirme, d’intuition, que la détestation de soi pour ce motif d’insatisfaction est l’expérience paradoxale d’un égocentrisme paroxystique (tout à fait naturel dans la construction de soi, c’est une étape), fondé sur la certitude intime que le Moi profond doit entrer en conformité avec l’autoportrait que nous en avions secrètement projeté. 

Ensuite, ce n’est qu’une question de degré - mais même dans les cas moins prononcés, comme le dit très bien le moraliste, toute modestie est fausse, ce qui fait de l’expression « fausse modestie » une redondance pataude. 

Ayant progressé sur ce point, j’ai donc cessé de me déprécier pour une raison que je pense rationnelle, incontestable.

Plus utile encore, elle me permet de me désintoxiquer des relations qui sont empêtrées dans cette phase de leur construction et tardent à en sortir…

À ceux qui viennent m’exposer lourdement leurs excès d’autocritique pour que je les console de cette haine qu’ils croient se porter au moment où ils me parlent :

Je suis ainsi en mesure de démontrer qu’à vrai dire, ils sont juste les amoureux transis, temporairement désappointés, de la cause du Moi.

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Comment from Frédéric BASCUNANA: ( ce post m'est inspiré par les quelques personnes qui en accompagnement, et surtout dans certaines phases où l'égo bloque le conseil, me bassinent avec cette détestation de soi.Quand vous emmenez aussi des pros sur vos sujets : vous êtes parfois confrontés à cette résistance qui au fond nous dit :"je ne peux pas me transformer, je suis trop nul j'y arriverai jamais"parfois (évidemment : pas toujours) - il y a ce narcissisme paradoxal qui peut être endigué par cette simple réflexion que j'ai testée avec succès. )( puisse-t-elle vous servir )