Email     Password  
Connection | Subscription
L’interview (le livre de Frédérique Génicot est à acheter ici ) Après avoir travaillé de nombreuses années aux Etats-Unis, en tant que fondateur d’une start-up, puis co-fondateur de Monster.com Europe, Frédéric Bascunana est aujourd’hui spécialiste des Transformations stratégiques dans les organisations. Il intervient dans les entreprises et les ONG, conseille des politiques et vit plusieurs journées en une. Slasheur par nécessité psychologique, il ne le revendique pas mais l’agilité est au cœur de son mode de fonctionnement.
Here's my feedback:
Leave me give my opinion...
Misc infos
Location : anywhere (anytime)
Format : Resource
Treatment : Our services
Webcast
notes
AUDIENCE
 

L’interview (le livre de Frédérique Génicot est à acheter ici)

Après avoir travaillé de nombreuses années aux Etats-Unis, en tant que fondateur d’une start-up, puis co-fondateur de Monster.com Europe, Frédéric Bascunana est aujourd’hui spécialiste des Transformations stratégiques dans les organisations. Il intervient dans les entreprises et les ONG, conseille des politiques et vit plusieurs journées en une. Slasheur par nécessité psychologique, il ne le revendique pas mais l’agilité est au cœur de son mode de fonctionnement.

Quelles sont d’après vous, les spécificités du slasheur dont vous faites partie ?


[Frédéric Bascuñana : ] - Le slasheur a besoin, le plus souvent possible, de tenir un discours de vérité avant tout avec lui-même. Multispécialiste et donc souvent individu aux multiples potentialités (ou à haut potentiel intellectuel), philocognitif, il aime par-dessus tout penser autrement, transformer des idées et apporter du sens. Si ce n’est pas le cas, alors la personne n’est à mes yeux pas slasheur mais juste dispersée ! Il veut surtout éviter la calcification puisqu’il a souvent un cerveau qui fonctionne en simultané plutôt qu’en mode séquentiel. Une fois qu’il a compris son câblage interne qui nécessite de se nourrir en permanence de friandises intellectuelles, il peut alors utiliser son cerveau pour créer de la valeur. A savoir que s’il ne fait pas huit choses différentes dans la journée, il ou elle est épuisé. Car sous-exploité, le slasheur dépérit dans la frustration. Son énergie vivace, si elle n’est pas utilisée à bon escient, le mène vers une petite mort.


Peut-on se revendiquer slasheur à l’heure actuelle dans le monde du travail ? Est-ce un avantage pour des clients et des organisations ?

[FB : ] - Je crois au contraire qu’il ne faut pas brandir cette étiquette de slasheur. Surtout devant cette tendance récente qui pointe son nez et que je déplore : celle du soi-disant slasheur qui veut donner une image dans l’air du temps, cool version HPI soft, tel un nouvel ovni mondain. Tout slasheur qui se respecte doit mettre un soin particulier à se dissimuler sinon cela peut faire du tort à tous les potentiels créatifs qui travaillent au sein des entreprises. Il doit développer des stratégies et des stratagèmes pour ne pas faire peur et se cacher au monde des décideurs qui pourraient le cataloguer comme dilettant, touche à tout. Le slasheur doit maîtriser son image et son pitch en toutes circonstances.


Qu’avez-vous mis en place dans votre vie de tous les jours pour ne pas vous disperser ?


[FB : ] - J’ai développé de nombreux outils et un système d’information sophistiqué, qui, grâce à une organisation optimisée et donc pour ma part jubilatoire, se font oublier. Ainsi je ne suis pas victime du monde numérique, même si je travaille devant trois ordinateurs connectés en même temps. Je mets en parallèle des briques, j’adapte mon pitch et fais en sorte qu’aucune tâche ne se télescope. Je me laisse driver par le plaisir, tel un artisan en fusion totale avec son œuvre. Je suis dans un flow continu et je fais confiance à mes sens. L’organisation et la connaissance de soi font partie, pour un slasheur, de l’art et de la manière d’éviter l’épuisement et l’insatisfaction.


Le slasheur est-il voué à ne collaborer qu’avec d’autres slasheurs pour être compris et épanoui ?


[FB : ] - C’est certain, le slasheur trouve son intérêt à être son propre patron. Mais encore faut-il que ses clients soient en phase avec son mode de fonctionnement singulier. Sinon attention à la solitude, qui est un véritable risque pour le slasheur. La dynamique collective est indispensable. Cela dit, un slasheur peut aussi s’épanouir en entreprise, aux côtés d’un supérieur hiérarchique qui le laisse agir en toute autonomie. Au fond, un slasheur doit savoir slasher pour apprécier la chance inouïe qu’il a d’en être un ! J’aime cette citation de Cocteau qui revendiquait son éclectisme qu’on lui a tant reproché : « Ce que le public te reproche, cultive-le : c’est toi ».

 


Frédéric Bascuñana
Entrepreneur, conférencier, strategist (#GoToMarket +creative technologist)
- Une partie de mes "jobs" : http://bascunana.com/about

 

I transmit my opinion: I find this subject...




 

Topic brought to you by:
Loading...
Share the link:
Connected subjects: