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(NB : cette vidéo a aussi été publiée en "natif" sur Linkedin, où la conversation fut très intéressante d'ailleurs : http://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6632276183100772352/   ) ( nota bene : je n'écris ça que pour le plaisir de partager, je ne suis ni coach ni psy)   Il faut se donner ses moyens pour objectif et non pas son objectif pour moyen ! … Si vous pensez vraiment à ce que je viens d’écrire, mais alors vraiment, ça donne des nœuds au cerveau. Et surtout, vous allez le comprendre en lisant ce qui suit, c'est à ne pas prendre au pied de la lettre : tout l'intérêt de cette remarque repose dans la disctinction système 1 / système 2. Je ne cherche pas à faire le malin : je pense avoir trouvé un déclic intéressant pour la pensée, la gestion de la charge mentale, l'action, l'accomplissement, la lucidité - le tout, pardon si la liste est longue, mitonné d'esprit critique pour mieux cadrer ses décisions. Rien que ça. Mais je l’assume totalement alors je vais l’expliquer et promis, si vous tenez bon : ça fait du bien de capter cette très subtile manière de se faire du bien. Pour se motiver, on a tendance à s’écrier intérieurement : JE VAIS LE FAIRE ! ALLEZ ! C’est un réflexe niaqueux : nous le connaissons tous. Il dérive d'une élémentaire fixation d'objectif : savoir où on va. Mais quand on sait que ça va être complexe, peut-être long, nécessiter de l'énergie, le cerveau est envahi d'une sensation d'anxiété à laquelle nous pouvons répondre en provoquant une décharge de ce fabuleux neuro-transmetteur, la dopamine : JE VAIS LE FAIRE ! ALLEZ ! À voix haute ça marche aussi, et même pourquoi pas, sous forme de "haka" collectif, amusant et fusionnel. C’est ainsi que l’on se donne « son objectif pour moyen » : sa visualisation est un des éléments déclencheurs d’une effusion de dopamine. En effet quand nous exultons ainsi, nous puisons de l'énergie dans la formulation de l'objectif. La formulation est d'ailleurs la condition sine qua non de son appropriation mentale. Si l'on ne sait pas formuler un objectif, on s'enlise. En revanche, il y a des moments de notre vie où, devant la difficulté du projet, nous devons puiser en nous cette ressource : ce je-ne-sais-quoi qui ressemble à un cri intérieur. Un stimulant pour la volonté, un défi que l'on s'envoie à soi-même. Le problème, c'est quand on reste fixés sur cette finalité, de façon obsessive, pratiquement monomaniaque - simplement parce que l'énergie initialement déployée nous y maintient. En somme : notre volonté prend le pas sur notre intelligence. Ce n'est pas que l'objectif soit mauvais en soi - et c'est là justement la subtilité de cette problématique existentielle. C'est que nous avons créé un déséquilibre entre l'énergie requise pour visualiser l'objectif, et celle qu'il faudrait investir pour identifier les moyens, et maintenir notre attention sur ces derniers. L'extrême finesse du sujet, qui a pourtant a clarifié ma vie en bien, le rend presque ineffable - mais restez avec moi - je vais faire de mon mieux. Tous les jours, je travaille avec des gens qui me disent : ON VA LE FAIRE ! ALLEZ ! Tel projet, tel événement, telle aspiration, telle conquête : et ça part en eau de boudin après une réunion remplie de déclarations bien prometteuses. ON VA LE FAIRE ! ALLEZ ! Je mets les majuscules pour qu’en pensée, vous le lisiez en criant : parce qu'on élève vraiment la voix, à tout le moins on y mets une certaine force, surtout quand il s'agit de se ressaisir face à la relative consistance de l’enjeu. Je ne parviendrais pas à exprimer cet accès d’énergie (certes positive) sans la vidéo. Observez la grimace qui accompagne cette stratégie Coué. Rappelez-vous l'élan de rage sincère qui accompagne ce sursaut - à moins de taper dans la catégorie des fumistes ou des nihilistes congénitaux, vous avez forcément déjà ressenti ce mordant. Or oui : c'est quand on s'enferme dans cette posture que le bât blesse. Ça me fait penser à cette parodie de bande-annonce des Inconnus : « Leur objectif : atteindre leur but afin d’y parvenir ». Anthologique, hein. Mais revenons à nos moutons. Parce que notre cerveau archaïque n’est pas en mesure d'investir durablement notre rage de vaincre sur un objectif, et sur tous les aspects de la gestion du projet qui l'accompagne, il faut dévier cette énergie vers ce qui rend possible cet accomplissement. Et très paradoxalement : oublier la formulation initiale pour remettre les pieds sur terre. Je dis bien « très paradoxalement » puisque vous connaissez l’expression consacrée : «  ne pas perdre de vue l’objectif  » - tant il est vrai d’ailleurs, qu’il ne faut pas s’enliser dans les moyens termes, et transformer les moyens en « fin en soi ». Ce que j’ai plusieurs fois eu l’occasion de reprocher aux réseaux sociaux : ils sont supposés être un outil, mais pour les plus dépendants, ils deviennent finalement une substance nocive du fait même, que la finalité est perdue de vue. Quand l’activité numérique devient une fin en soi, on est en risque (perdre pied). C’est que, toute la délicatesse de cette formulation tient évidemment à l’articulation entre le « Système 1 » (rapide, intuitif et émotionnel), et « Système 2 » (lent, réfléchi et logique). Exemples. Le but n’est pas de devenir le plus brillant acteur du marché : c'est de concentrer son énergie sur l’organisation qu’il faut acquérir à très court-terme pour avoir une chance d’aboutir à ce résultat. Un de mes clients m’a invité en janvier dans son entreprise, pour assister avec ses collaborateurs à ses vœux : il n'a fait que cela, annoncer que l’objectif était de devenir le « leader sur son marché ». Tout le monde a applaudi. Le problème c’est que depuis 27 ans qu’elle tente de déplafonner, cette entreprise est très précisément coincée dans la même position. À chaque fois son patron loupe l’opportunité de mobiliser ses collaborateurs sur le mode d’emploi pour y arriver : l’envie est là, mais sans objet-moyen précis. Moralité : toute cette énergie tourne chaque année au vinaigre de l’exaspération, les gens sont frustré et le turn over record (pour son secteur) reste son problème numéro 1, tant les gens partent. On dit qu’il faut savoir «  formuler des objectifs motivants ». On se trompe : l’exécutif a en théorie la vision long-terme, mais il doit formuler des objectifs intermédiaire (les moyens, à vrai dire) bien pensés, stimulants, pour ses équipes. Le but n’est pas de devenir le meilleur commercial de son équipe : mais d’établir 50 contacts probants cette semaine. Et la suivante : rebelote. Le but n'est pas de devenir un culturiste de concours internationaux : le but c'est de savoir comment on va faire, demain, et après-demain, pour passer 4 heures en salle de gym. Le but n’est pas de réussir à se lever à 5 heures pour un « miracle morning » : il faut concentrer sa pensée sur tout ce qui permet de se coucher plus tôt et tout ce qu'il faut pour être heureux au réveil. Le but n'est pas de devenir un marathonien, mais de savoir comment trouver l'énergie, cette semaine, et pas la suivante, de courir sérieusement deux ou trois fois en rentrant du travail, et malgré la fatigue. Je sais que ça a l'air simpliste : parce que du simple "point de vue" si je puis dire, de notre cerveau analytique, c'est déjà évident. Je vais vous donner un ultime exemple - plus dramatique mais je sais de source sûre, pour l’avoir vécu personnellement, qu’il y a 10 ans de cela, il m’a permis de sauver un ami du suicide. Un ami anglais avec qui j’avais une superbe complicité a fait la pire connerie de sa vie un soir, dans les environs de Londres : il a pris le volant de sa voiture étant complètement aviné. Il a causé un grave accident. Après 3 années de procédure, il est allé en prison. Son épouse l’a quitté, son employeur l’a aussi sorti. Son état de dépression était ce que vous pourriez imaginer de pire. Son entourage familial proche lui donnait pour objectif de « tenir bon ». Avec lui, quand il tombait très bas et menaçait de mettre fin à ses jours, j’ai réussi - complètement par hasard - à trouver ce qui fonctionnait : survivre aux prochaines 60 minutes. Ne surtout pas se demander comment réussir à faire des projets pour les années à venir. Tout occulter. Et travailler aussi intensivement que possible sur cette heure-là : celle qui vient. C’est ce qui lui a permis d’envisager la suivante, et la suivante. Et comme il retombait souvent, nous reprenions cette exercice - parfois à la minute près. Aujourd’hui il continue de se reconstruire, vivre une forme de rédemption en aidant les autres. Et il me rappelle souvent que ce qu’il a aidé à tenir, c’était ce combat pour « tenir le choc pendant une heure, juste une heure ». Quand on s’enferme dans un objectif, certes logique, certes louable, par le truchement d’une énergie sans lucidité sur la réalité tangible des moyens requis, alors notre subconscient finit par nous résister. Une partie enfouie en nous commence à haïr profondément nos propres ambitions, quand c'est le corps qui, de façon inattendue, fait la découverte des réalités poisseuses voire douloureuses qu’il faut affronter pour tenir le cap. C’est aussi, très précisément ce qui arrive aux jeunes entrepreneurs, aux jeunes commerciaux, à tous les cadres à vrai dire, motivés à l’extrême sur une mission qui démarre, et qui bénéficient d’un état de grâce initial. Lorsqu’ils essuient les premières vraies difficultés, les refus, les micro brimades : tout peut être remis en cause. Intellectuellement, tout cela semble frappé au coin du bon sens : mais nous avons instinctivement tendance à nous mettre une incroyable pression sur le résultat, et à négliger la formulation précise des étapes. Pour ces dernières, nous déclenchons alors les ressources du cerveau analytique (système 2) : et nous n'y plaçons pas suffisamment de cette exaltation désirante qui nous avait permis de démarrer, galvanisés par l'aspiration initiale. Il y a une mémoire du corps qui nous fait progressivement rejeter ces aspirations, aussi hautement désirables qu'elles eussent été, parce que nous ne parvenons pas à nous avouer à quel point le chemin est difficile. C'est très simple, ce que j'ai découvert, c'est le risque inhérent à l'impulsion galvanisante du début : elle nous masque la réalité des jalons à parcourir. Elle nous communique une fabuleuse énergie de sprinter, mais pas la patience du marathonien. Elle organise même, et c'est là que les choses se corsent, un conflit intérieur qu'en symbologie psychanalytique on appelle, à juste titre, "le monstre" : Le « monstre », en l'espèce, c'est le conflit caché et qui pourtant fait rage dans les lointains marécages du « ça » inconscient, entre l'exaltation désirante et l'inhibition craintive, entre la hauteur des aspirations, et la bassesse des inavouables petites choses peu reluisantes du quotidien qui nous font rechigner. Aussi est-ce bien le chemin en soi, qu'il faut littéralement aduler : pas la destination. Essayez de mentaliser ça - dites-m’en des nouvelles. Ce n'est pas facile, et je ne sais pas si j'ai réussi à faire passer ma découverte. Je le fais bien sûr en toute humilité. Si vous avez de meilleurs mots pour le dire (et de meilleurs dire pour ces maux) : enrichissons-nous de nos réflexions. Je promets en tout cas une baisse drastique de la charge mentale et un bien-être retrouvé. En tout cas ça a marché pour moi et quelques amis.
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Location : Paris, France
Format : Chronicle
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(NB : cette vidéo a aussi été publiée en "natif" sur Linkedin, où la conversation fut très intéressante d'ailleurs :
http://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6632276183100772352/  )

(nota bene : je n'écris ça que pour le plaisir de partager, je ne suis ni coach ni psy)

 

Il faut se donner ses moyens pour objectif et non pas son objectif pour moyen !

Si vous pensez vraiment à ce que je viens d’écrire, mais alors vraiment, ça donne des nœuds au cerveau.

Et surtout, vous allez le comprendre en lisant ce qui suit, c'est à ne pas prendre au pied de la lettre : tout l'intérêt de cette remarque repose dans la disctinction système 1 / système 2.

Je ne cherche pas à faire le malin : je pense avoir trouvé un déclic intéressant pour la pensée, la gestion de la charge mentale, l'action, l'accomplissement, la lucidité - le tout, pardon si la liste est longue, mitonné d'esprit critique pour mieux cadrer ses décisions. Rien que ça. Mais je l’assume totalement alors je vais l’expliquer et promis, si vous tenez bon : ça fait du bien de capter cette très subtile manière de se faire du bien.

Pour se motiver, on a tendance à s’écrier intérieurement : JE VAIS LE FAIRE ! ALLEZ !

C’est un réflexe niaqueux : nous le connaissons tous.

Il dérive d'une élémentaire fixation d'objectif : savoir où on va. Mais quand on sait que ça va être complexe, peut-être long, nécessiter de l'énergie, le cerveau est envahi d'une sensation d'anxiété à laquelle nous pouvons répondre en provoquant une décharge de ce fabuleux neuro-transmetteur, la dopamine :

JE VAIS LE FAIRE ! ALLEZ !

À voix haute ça marche aussi, et même pourquoi pas, sous forme de "haka" collectif, amusant et fusionnel.

C’est ainsi que l’on se donne « son objectif pour moyen » : sa visualisation est un des éléments déclencheurs d’une effusion de dopamine.

En effet quand nous exultons ainsi, nous puisons de l'énergie dans la formulation de l'objectif. La formulation est d'ailleurs la condition sine qua non de son appropriation mentale. Si l'on ne sait pas formuler un objectif, on s'enlise. En revanche, il y a des moments de notre vie où, devant la difficulté du projet, nous devons puiser en nous cette ressource : ce je-ne-sais-quoi qui ressemble à un cri intérieur. Un stimulant pour la volonté, un défi que l'on s'envoie à soi-même.

Le problème, c'est quand on reste fixés sur cette finalité, de façon obsessive, pratiquement monomaniaque - simplement parce que l'énergie initialement déployée nous y maintient.

En somme : notre volonté prend le pas sur notre intelligence. Ce n'est pas que l'objectif soit mauvais en soi - et c'est là justement la subtilité de cette problématique existentielle.

C'est que nous avons créé un déséquilibre entre l'énergie requise pour visualiser l'objectif, et celle qu'il faudrait investir pour identifier les moyens, et maintenir notre attention sur ces derniers.

L'extrême finesse du sujet, qui a pourtant a clarifié ma vie en bien, le rend presque ineffable - mais restez avec moi - je vais faire de mon mieux.

Tous les jours, je travaille avec des gens qui me disent : ON VA LE FAIRE ! ALLEZ !

Tel projet, tel événement, telle aspiration, telle conquête : et ça part en eau de boudin après une réunion remplie de déclarations bien prometteuses.

ON VA LE FAIRE ! ALLEZ !

Je mets les majuscules pour qu’en pensée, vous le lisiez en criant : parce qu'on élève vraiment la voix, à tout le moins on y mets une certaine force, surtout quand il s'agit de se ressaisir face à la relative consistance de l’enjeu. Je ne parviendrais pas à exprimer cet accès d’énergie (certes positive) sans la vidéo. Observez la grimace qui accompagne cette stratégie Coué.

Rappelez-vous l'élan de rage sincère qui accompagne ce sursaut - à moins de taper dans la catégorie des fumistes ou des nihilistes congénitaux, vous avez forcément déjà ressenti ce mordant.

Or oui : c'est quand on s'enferme dans cette posture que le bât blesse.

Ça me fait penser à cette parodie de bande-annonce des Inconnus : « Leur objectif : atteindre leur but afin d’y parvenir ». Anthologique, hein. Mais revenons à nos moutons.

Parce que notre cerveau archaïque n’est pas en mesure d'investir durablement notre rage de vaincre sur un objectif, et sur tous les aspects de la gestion du projet qui l'accompagne, il faut dévier cette énergie vers ce qui rend possible cet accomplissement.

Et très paradoxalement : oublier la formulation initiale pour remettre les pieds sur terre.

Je dis bien « très paradoxalement » puisque vous connaissez l’expression consacrée : « ne pas perdre de vue l’objectif » - tant il est vrai d’ailleurs, qu’il ne faut pas s’enliser dans les moyens termes, et transformer les moyens en « fin en soi ». Ce que j’ai plusieurs fois eu l’occasion de reprocher aux réseaux sociaux : ils sont supposés être un outil, mais pour les plus dépendants, ils deviennent finalement une substance nocive du fait même, que la finalité est perdue de vue. Quand l’activité numérique devient une fin en soi, on est en risque (perdre pied).

C’est que, toute la délicatesse de cette formulation tient évidemment à l’articulation entre le « Système 1 » (rapide, intuitif et émotionnel), et « Système 2 » (lent, réfléchi et logique).

Exemples.

Le but n’est pas de devenir le plus brillant acteur du marché : c'est de concentrer son énergie sur l’organisation qu’il faut acquérir à très court-terme pour avoir une chance d’aboutir à ce résultat. Un de mes clients m’a invité en janvier dans son entreprise, pour assister avec ses collaborateurs à ses vœux : il n'a fait que cela, annoncer que l’objectif était de devenir le « leader sur son marché ». Tout le monde a applaudi. Le problème c’est que depuis 27 ans qu’elle tente de déplafonner, cette entreprise est très précisément coincée dans la même position. À chaque fois son patron loupe l’opportunité de mobiliser ses collaborateurs sur le mode d’emploi pour y arriver : l’envie est là, mais sans objet-moyen précis. Moralité : toute cette énergie tourne chaque année au vinaigre de l’exaspération, les gens sont frustré et le turn over record (pour son secteur) reste son problème numéro 1, tant les gens partent. On dit qu’il faut savoir «  formuler des objectifs motivants ». On se trompe : l’exécutif a en théorie la vision long-terme, mais il doit formuler des objectifs intermédiaire (les moyens, à vrai dire) bien pensés, stimulants, pour ses équipes.

Le but n’est pas de devenir le meilleur commercial de son équipe : mais d’établir 50 contacts probants cette semaine. Et la suivante : rebelote.

Le but n'est pas de devenir un culturiste de concours internationaux : le but c'est de savoir comment on va faire, demain, et après-demain, pour passer 4 heures en salle de gym.

Le but n’est pas de réussir à se lever à 5 heures pour un « miracle morning » : il faut concentrer sa pensée sur tout ce qui permet de se coucher plus tôt et tout ce qu'il faut pour être heureux au réveil.

Le but n'est pas de devenir un marathonien, mais de savoir comment trouver l'énergie, cette semaine, et pas la suivante, de courir sérieusement deux ou trois fois en rentrant du travail, et malgré la fatigue.

Je sais que ça a l'air simpliste : parce que du simple "point de vue" si je puis dire, de notre cerveau analytique, c'est déjà évident.

Je vais vous donner un ultime exemple - plus dramatique mais je sais de source sûre, pour l’avoir vécu personnellement, qu’il y a 10 ans de cela, il m’a permis de sauver un ami du suicide. Un ami anglais avec qui j’avais une superbe complicité a fait la pire connerie de sa vie un soir, dans les environs de Londres : il a pris le volant de sa voiture étant complètement aviné. Il a causé un grave accident. Après 3 années de procédure, il est allé en prison. Son épouse l’a quitté, son employeur l’a aussi sorti. Son état de dépression était ce que vous pourriez imaginer de pire. Son entourage familial proche lui donnait pour objectif de « tenir bon ». Avec lui, quand il tombait très bas et menaçait de mettre fin à ses jours, j’ai réussi - complètement par hasard - à trouver ce qui fonctionnait : survivre aux prochaines 60 minutes. Ne surtout pas se demander comment réussir à faire des projets pour les années à venir. Tout occulter. Et travailler aussi intensivement que possible sur cette heure-là : celle qui vient. C’est ce qui lui a permis d’envisager la suivante, et la suivante. Et comme il retombait souvent, nous reprenions cette exercice - parfois à la minute près. Aujourd’hui il continue de se reconstruire, vivre une forme de rédemption en aidant les autres. Et il me rappelle souvent que ce qu’il a aidé à tenir, c’était ce combat pour « tenir le choc pendant une heure, juste une heure ».


Quand on s’enferme dans un objectif, certes logique, certes louable, par le truchement d’une énergie sans lucidité sur la réalité tangible des moyens requis, alors notre subconscient finit par nous résister.

Une partie enfouie en nous commence à haïr profondément nos propres ambitions, quand c'est le corps qui, de façon inattendue, fait la découverte des réalités poisseuses voire douloureuses qu’il faut affronter pour tenir le cap.

C’est aussi, très précisément ce qui arrive aux jeunes entrepreneurs, aux jeunes commerciaux, à tous les cadres à vrai dire, motivés à l’extrême sur une mission qui démarre, et qui bénéficient d’un état de grâce initial. Lorsqu’ils essuient les premières vraies difficultés, les refus, les micro brimades : tout peut être remis en cause.

Intellectuellement, tout cela semble frappé au coin du bon sens : mais nous avons instinctivement tendance à nous mettre une incroyable pression sur le résultat, et à négliger la formulation précise des étapes. Pour ces dernières, nous déclenchons alors les ressources du cerveau analytique (système 2) : et nous n'y plaçons pas suffisamment de cette exaltation désirante qui nous avait permis de démarrer, galvanisés par l'aspiration initiale.

Il y a une mémoire du corps qui nous fait progressivement rejeter ces aspirations, aussi hautement désirables qu'elles eussent été, parce que nous ne parvenons pas à nous avouer à quel point le chemin est difficile.

C'est très simple, ce que j'ai découvert, c'est le risque inhérent à l'impulsion galvanisante du début : elle nous masque la réalité des jalons à parcourir. Elle nous communique une fabuleuse énergie de sprinter, mais pas la patience du marathonien.

Elle organise même, et c'est là que les choses se corsent, un conflit intérieur qu'en symbologie psychanalytique on appelle, à juste titre, "le monstre" :

Le « monstre », en l'espèce, c'est le conflit caché et qui pourtant fait rage dans les lointains marécages du « ça » inconscient, entre l'exaltation désirante et l'inhibition craintive, entre la hauteur des aspirations, et la bassesse des inavouables petites choses peu reluisantes du quotidien qui nous font rechigner.

Aussi est-ce bien le chemin en soi, qu'il faut littéralement aduler : pas la destination.

Essayez de mentaliser ça - dites-m’en des nouvelles.

Ce n'est pas facile, et je ne sais pas si j'ai réussi à faire passer ma découverte. Je le fais bien sûr en toute humilité.

Si vous avez de meilleurs mots pour le dire (et de meilleurs dire pour ces maux) : enrichissons-nous de nos réflexions.

Je promets en tout cas une baisse drastique de la charge mentale et un bien-être retrouvé. En tout cas ça a marché pour moi et quelques amis.

Par :
Frédéric Bascuñana
Entrepreneur, conférencier, strategist+creative technologist.
- D'autres passions à partager : http://bascunana.com/about

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