PLUME INVITÉE
Texte publié avec l’accord de son auteur, relu, étoffé et mis à jour par Frédéric Bascuñana. Toutes les plumes invitées →
Quand vous tapez une adresse dans votre navigateur, une question part, que vous ne voyez jamais : à quelle adresse IP se trouve ce site ? Car l’infrastructure de l’Internet n’a que faire des noms de domaine ; seuls les numéros comptent pour acheminer les paquets. Pour trouver le bon numéro, votre serveur DNS remonte un annuaire en cascade jusqu’à son sommet, l’annuaire racine, qui recense toutes les extensions, du .com au .fr. Par défaut, c’est celui de l’ICANN, organisme qui se dit international et indépendant, mais dont la racine ne peut encore être modifiée sans l’aval d’une agence du département du Commerce des États-Unis.
Par défaut seulement. Rien, techniquement, n’oblige votre DNS à interroger cette racine-là. Louis Pouzin, l’inventeur du datagramme, et Chantal Lebrument l’expliquent très simplement : on peut le diriger vers une « racine ouverte », qui connaît toutes les extensions de l’ICANN et en ajoute d’autres. Vous continuez de naviguer normalement sur tous les sites habituels ; vous accédez en plus à des domaines que la racine officielle ignore.
Ce qui change ? Le prix, d’abord. Une extension à soi coûte, à l’ICANN, 185 000 dollars pour le seul examen du dossier, puis 25 000 dollars par an ; chez Open-Root, la racine ouverte lancée par Louis Pouzin et Chantal Lebrument, quelques milliers d’euros, assure cette dernière, et l’extension vous appartient à vie. La liberté, ensuite : des noms dans tous les alphabets, des extensions jetables, des espaces réservés à une communauté, des peuples sans État qui peuvent enfin trouver où s’inscrire.
Rien de tout cela ne dispense du bon sens. Le droit des marques ne s’arrête pas à la frontière d’une racine, et rien ne garantit que votre nouveau nom n’existe pas déjà sur une autre racine, ou sur celle de l’ICANN. Mais la question mérite d’être connue de chaque DSI, et de chaque internaute curieux de savoir qui tient l’annuaire du monde.
L’annuaire du monde tient dans un réglage ; et un réglage, cela se change.
La version longue
Peut-on, et si oui pourquoi et comment, concevoir autrement le nommage sur l’Internet ?
Les racines ouvertes sont des méta-racines : elles permettent d’évoluer dans un univers ouvert, commun à d’autres racines, dont celle de l’ICANN. Quand on utilise une racine ouverte comme Open-Root, on navigue de façon transparente sur tous les sites que connaît l’ICANN, et en plus sur ceux des racines ouvertes.
Louis Pouzin et le datagramme
Louis Pouzin a inventé le datagramme au début des années 1970, et l’a expérimenté dans le réseau Cyclades, qu’il a dirigé à l’IRIA de 1971 à 1976. L’idée : découper l’information en paquets autonomes, qui peuvent emprunter n’importe quelle route disponible et arriver dans n’importe quel ordre. À partir des travaux de Louis Pouzin et de ses équipes, l’Internet que nous connaissons aujourd’hui n’a pas pu se développer en France, où Cyclades fut abandonné à la fin des années 1970, les télécommunications ayant choisi une autre voie, celle qui allait mener au Minitel. Il a poussé sur le terreau fertile des États-Unis, où le datagramme est revenu par le protocole IP.
En reconnaissance de cette contribution, Louis Pouzin a reçu le 25 juin 2013, au palais de Buckingham et des mains de la reine Elizabeth II, le premier Queen Elizabeth Prize for Engineering, qu’il partage avec les quatre autres lauréats considérés avec lui comme des « pères de l’Internet » : Robert Kahn, Vinton Cerf, Tim Berners-Lee et Marc Andreessen.
Avec Chantal Lebrument, Louis Pouzin a lancé Open-Root, une racine ouverte. Leur objectif : libérer les extensions, permettre à chacun de créer ses domaines plus librement, et se tenir à l’écart des écoutes que permet, à leurs yeux, la gouvernance de l’ICANN et de Verisign.
Extensions, racines, annuaires et noms de domaine
Louis Pouzin et Chantal Lebrument commencent par expliquer ce qu’est le nommage sur l’Internet, ce qu’il n’est pas, et à quoi il sert.
Prenons l’adresse du forum de discussion de notre Cercle d’intelligence économique du MEDEF Île-de-France, où nous prolongeons les débats de nos « Lundis de l’IE » : medef.expeert.com. Le « .com », à droite, s’appelle en français une « extension », ou « nom de domaine de premier niveau » ; en anglais, top-level domain, ou TLD. « expeert » est un nom de domaine de deuxième niveau, et « medef », placé devant, un nom de troisième niveau. Un site web qui ne commence pas par « www », est-ce possible ? Oui : ce « www » n’est qu’un usage, un alias vers le vrai nom du serveur qui héberge le site, et il n’a rien d’obligatoire. Mais ce n’est pas notre sujet.
Quand vous voulez accéder à ce site, votre navigateur demande son adresse à un serveur DNS (Domain Name System). Ce serveur, que vous ne voyez pas, est souvent celui de votre fournisseur d’accès à Internet ; on l’appelle un résolveur. Le DNS est un annuaire qui, à chaque nom de serveur, fait correspondre son adresse IP. Ces adresses sont des numéros : quatre octets en IPv4 (par exemple 62.23.15.30), seize octets en IPv6.
Dans la réalité, l’infrastructure de l’Internet n’a strictement rien à faire des noms de domaine. Seules les adresses IP comptent pour acheminer les paquets d’information ; les noms ne sont là que pour rendre les adresses plus faciles à retenir.
Des annuaires répartis sont indispensables, car l’Internet compte aujourd’hui quelque 296 millions de noms de domaine : 138 millions sous les extensions des pays, comme le .fr que gère l’AFNIC pour la France, et le reste sous les extensions génériques, à commencer par le .com et le .net, qui en totalisent à eux deux environ 133,5 millions.
Du nom au numéro
Si le résolveur ne connaît pas déjà la réponse, il remonte l’arborescence en partant du sommet. Il interroge d’abord l’annuaire racine, qui ne connaît pas medef.expeert.com, mais sait quels serveurs ont la charge du .com. Il interroge ensuite ces serveurs du .com, exploités par la société américaine Verisign, qui savent qui gère expeert.com. Il interroge enfin les serveurs de expeert.com, qui connaissent l’adresse de medef.expeert.com : 62.23.15.30. Le résolveur transmet la réponse à votre navigateur et la garde en mémoire un certain temps (on dit qu’il la met en cache), pour ne pas refaire tout le chemin à chaque visite.
Dans l’annuaire racine, le .com est unique, comme chacune des autres extensions. Mais qu’est-ce au juste que cet annuaire racine, qui semble si important et si incontournable, et qui ne pèse pourtant presque rien ? A-t-il une adresse et une réalité physique ? Doit-il être unique, et à qui appartient-il ? Toute la beauté des racines ouvertes est dans la réponse à ces questions.
L’annuaire racine est un fichier qui recense toutes les extensions et, pour chacune, les serveurs qui en ont la charge. Il est servi au monde entier par treize serveurs racine, désignés par les lettres A à M et exploités par douze organisations, chacun démultiplié en de nombreuses copies réparties sur la planète ; Verisign en exploite deux, le A et le J. Les adresses de ces serveurs sont inscrites en dur dans la configuration de tous les DNS. Le contenu de la racine est arrêté par l’IANA, fonction qu’exerce l’ICANN, organisme de droit californien, sous contrat avec le département du Commerce des États-Unis ; Verisign le construit et le signe ; et aucune modification n’y entre sans l’autorisation de la NTIA, une agence de ce même département. L’ICANN a beau affirmer son caractère international et indépendant, cette indépendance reste aujourd’hui surtout au niveau du discours, un discours que je qualifierais volontiers d’angélique.
Vous avez compris que la recherche de l’adresse IP du site que vous voulez consulter commence par la racine. Et ce départ est automatique : votre DNS vous conduit, par défaut, vers la racine de l’ICANN.
Mais pourrait-on, en changeant de DNS, être dirigé vers un annuaire racine différent, qui ne serait géré ni par l’ICANN ni par Verisign ?
La réponse est oui, et ces racines alternatives s’appellent des racines ouvertes. Elles sont ouvertes parce que les extensions qu’elles ajoutent échappent au contrôle de l’ICANN.
Les extensions et leurs sous-domaines y sont attribués de manière plus libérale, et coûtent beaucoup moins cher à l’achat, à la location et à la maintenance que celles qu’attribue l’ICANN et que met en œuvre Verisign. Ce dernier profite aujourd’hui d’un monopole de fait, dû à la méconnaissance de ces mécanismes par le public, qui ignore jusqu’à l’existence des racines ouvertes, lesquelles élargissent pourtant le champ du nommage de l’Internet.
Une précision, pour éviter une confusion fréquente : changer de DNS ne revient pas forcément à changer de racine. Le résolveur public que Google exploite depuis décembre 2009 à l’adresse 8.8.8.8, par exemple, s’appuie sur la racine officielle, comme celui de votre fournisseur d’accès. Pour atteindre une racine ouverte, il faut un résolveur configuré pour l’interroger.
Les opérateurs de racines ouvertes
Il existe plusieurs opérateurs de racines ouvertes. Name.Space, fondée en 1996, exploite des centaines d’extensions dans sa propre racine ; elle en avait demandé cent dix-huit à l’ICANN lors de son premier appel à candidatures, en 2000, sans en obtenir aucune. Citons aussi OpenNIC, un réseau animé par des bénévoles, Image Online Design, et Open-Root, la start-up où interviennent Louis Pouzin et Chantal Lebrument.
Parmi ces opérateurs, certains proposent des racines « entrouvertes », qui sont de simples copies de la racine de l’ICANN. D’autres ajoutent à celle de l’ICANN des extensions privées. D’autres encore ne proposent que leurs propres extensions. Les opérateurs de racines ouvertes restent bien sûr maîtres des services qu’ils commercialisent.
Supposons maintenant que, dans votre DNS, on remplace l’adresse par défaut de la racine de l’ICANN par celle d’une racine ouverte comme Open-Root ; ou, plus simplement, que l’on choisisse un DNS qui vous conduise vers une racine ouverte.
Supposons ensuite qu’on veuille rebaptiser notre forum du Cercle www.cercle.veille. (On aurait volontiers choisi .ie, pour « intelligence économique », mais il est pris : c’est l’extension de l’Irlande.) C’est tout à fait possible : il suffit que la racine ouverte vers laquelle pointe votre DNS connaisse l’extension .veille, que l’ICANN n’a jamais créée, et le domaine cercle.veille. Ce domaine fait correspondre www.cercle.veille à l’adresse IP 62.23.15.30, et vous arrivez sur le même site web, sans être passé par la case ICANN !
Je signale quand même que, sur mon poste de travail professionnel, pour des raisons élémentaires de sécurité, je ne suis qu’utilisateur, sans les droits d’administrateur ; je ne peux donc pas changer de DNS. C’est aussi le cas des salariés de la plupart des entreprises. Mais si mon DSI configure le DNS de l’entreprise pour qu’il interroge la racine Open-Root, les collaborateurs concernés accéderont à ces sites de manière transparente.
Pour convertir les noms de domaine en adresses IP, il faut bien sûr des serveurs physiques. Les fournisseurs de racines ouvertes ne fournissent pas, en général, cette infrastructure : ils utilisent celle de l’Internet. Une fois l’adresse IP obtenue, il n’y a aucune différence de traitement entre les paquets, que la résolution soit passée par la racine de l’ICANN ou par une racine ouverte. Les opérateurs de réseau s’arrangent alors entre eux pour acheminer les paquets de l’expéditeur au destinataire, par des accords dits d’appairage (peering) ; mais c’est une autre histoire, indépendante du nommage.
Les avantages des racines ouvertes
Maintenant que nous avons vu ce que sont, techniquement, les racines ouvertes, quels avantages offrent-elles à leurs utilisateurs ?
Elles permettent d’abord des noms de domaine écrits dans d’autres alphabets que le nôtre (cyrillique, chinois, arabe, hébreu…), alors qu’avec l’ICANN, et pendant longtemps, les noms de domaine devaient s’écrire en ASCII, dont le A signifie American. Il a fallu attendre le 5 mai 2010 pour que les premières extensions nationales en écriture arabe, celles de l’Égypte, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, entrent dans la racine de l’ICANN, et le 8 juillet 2010 pour le .中国 de la Chine. La question ne se pose pas avec les racines ouvertes, qui apportent ainsi à l’Internet une dimension multiculturelle.
Chaque opérateur de racine ouverte peut créer les extensions que lui demandent ses clients. Le nom de deuxième niveau « coca-cola » existe aujourd’hui sous le .com (coca-cola.com). Il pourrait aussi exister comme extension : depuis le grand cycle d’ouverture lancé par l’ICANN en 2012, une marque peut obtenir la sienne, et certaines l’ont fait, comme BNP Paribas avec le .bnpparibas, entré dans la racine en août 2014, ou la SNCF avec le .sncf, en juin 2015. On pourrait alors aller sur www.cocacola plutôt que sur www.coca-cola.com.
Rien ne vous empêche, sur le plan technique, de demander à un opérateur de racine ouverte de créer pour vous l’extension .cocacola, et d’y faire pointer, par exemple, l’adresse ma-boisson-préférée.cocacola vers le site web de Pepsi. Pour l’opérateur, un nom de domaine n’est qu’une suite de caractères sans sémantique propre ; vous, en revanche, serez sûrement poursuivi en justice par la firme Coca-Cola pour contrefaçon de marque.
Attention, donc, à ne pas faire n’importe quoi avec les noms de domaine : le coupable serait vous, et non votre opérateur. Celui-ci a, je suppose, un devoir de conseil sur les noms qu’il implémente pour vous ; mais il ne vous garantit pas que votre nouveau nom n’existe pas déjà, sur une autre racine ouverte ou sur celle de l’ICANN. Le bon sens, le respect de la propriété intellectuelle et du droit des marques sont de mise !
Une organisation peut aussi créer une extension pour s’isoler, pour filtrer l’information, ou parce que celle qu’elle souhaitait est déjà réservée à l’ICANN. Si une marque de stylos a réservé l’extension .montblanc à l’ICANN (ce n’est pas une hypothèse d’école : celle du groupe Richemont, propriétaire de la marque, est entrée dans la racine en juin 2015), la Haute-Savoie pourrait très bien réserver une extension .montblanc sur une racine ouverte. Ainsi, selon la racine activée dans son DNS, l’internaute qui tape www.montblanc arrivera sur le site de la marque de stylos ou sur celui du massif.
Un prestataire de racines ouvertes pourrait aussi ajouter de la sécurité, en filtrant les domaines qu’il gère et en les réservant à certaines catégories d’utilisateurs, par souci de confidentialité.
Les racines ouvertes peuvent enfin accueillir des communautés que la racine de l’ICANN laisse à sa porte. Les extensions nationales de cette racine suivent la liste des codes pays de la norme ISO 3166, et l’IANA, comme le rappelle la RFC 1591, n’a pas pour métier de décider de ce qui est un pays et de ce qui n’en est pas : un peuple sans État n’y a donc pas d’extension nationale. Certaines communautés ont obtenu une extension générique, comme la communauté catalane avec le .cat en 2005, ou la Bretagne avec le .bzh en 2014 ; d’autres, faute de moyens ou faute d’avoir été entendues, peuvent se tourner vers les opérateurs de racines ouvertes. Bien sûr, pour accéder à leurs sites, vous devez connaître la racine ouverte utilisée et l’indiquer dans votre DNS ; sinon, vous restez sur celle de l’ICANN, et ces sites vous demeurent inaccessibles.
Ce qu’en dit Chantal Lebrument
Pour illustrer l’intérêt de confier ses noms de domaine à un opérateur de racine ouverte, Chantal Lebrument compare une extension achetée chez Open-Root à une extension obtenue auprès de l’ICANN.
Sur le plan financier, d’abord, une extension chez Open-Root coûte quelques milliers d’euros, et non plusieurs centaines de milliers de dollars. À l’ICANN, il faut acquitter 185 000 dollars pour le seul examen du dossier, puis une redevance annuelle de 25 000 dollars, sans compter les frais techniques de gestion du registre. Ensuite, le client d’Open-Root reste propriétaire à vie de son extension, et la gère comme il l’entend.
Si, par exemple, le MEDEF achetait l’extension .medef, il pourrait y créer les noms de deuxième niveau de son choix, comme « 78 » pour le MEDEF des Yvelines et « 92 » pour celui des Hauts-de-Seine. Si les deux décidaient de fusionner, il ne lui coûterait pas grand-chose d’abandonner ces deux noms au profit d’un nouveau, « ouest-parisien », pour obtenir au final l’adresse www.ouest-parisien.medef.
Cela permet d’envisager des noms de domaine jetables, ou à durée de vie limitée ; alors qu’au prix des extensions dans la racine de l’ICANN, on y regarde à deux fois avant d’abandonner une extension si chèrement acquise, pour laquelle il faut de surcroît payer chaque année une redevance et une maintenance, faute de quoi elle disparaît.
Activer une racine ouverte
Mais comment activer une racine ouverte dans son DNS ? La manipulation diffère selon que l’on travaille sous Windows, sous macOS ou sous Linux, et elle demande, on l’a vu, des droits d’administrateur sur sa machine.
On peut prévoir qu’un jour, la racine que l’on souhaitera activer sera une option proposée par le navigateur lui-même, accessible avec les seules permissions d’utilisateur, par un menu convivial. Ce jour-là, le choix de son annuaire sera à la portée de chacun.
Post-scriptum de l’éditeur, octobre 2026. Onze ans ont passé, et le paysage a bougé, pas toujours dans le sens qu’espéraient les partisans des racines ouvertes. La tutelle américaine a pris fin le 1er octobre 2016, à l’expiration du contrat entre l’ICANN et la NTIA. La collision que laissait entrevoir l’exemple du .montblanc a eu lieu, en grand : le .web, qu’Image Online Design exploitait dans sa propre racine depuis les années 1990 et que l’ICANN lui avait refusé en 2000, adjugé 135 millions de dollars aux enchères en juillet 2016, est entré dans la racine officielle le 23 juillet 2026, confié à Verisign. Les racines nationales ont pris corps, sous le visage du contrôle : une loi russe du 1er mai 2019 impose aux fournisseurs d’accès, depuis 2021, un système national de noms de domaine. Firefox permet depuis 2020 de choisir son DNS dans ses réglages, comme le prévoyait Gérard Peliks ; on y désigne toutefois un résolveur, non une racine. Et l’ICANN a rouvert son guichet du 30 avril au 12 août 2026, à 227 000 dollars le dossier : 1 615 candidatures. La question de Louis Pouzin demeure : qui décide de ce qui existe sur le réseau, et au nom de qui ?
Pour aller plus loin
Sources et références 1 min →Sources et références
- Chantal Lebrument et Fabien Soyez, The Inventions of Louis Pouzin. One of the Fathers of the Internet, Springer, 2020 : de Cyclades à Open-Root, racontés de l’intérieur.
- Computer History Museum, notice biographique de Louis Pouzin : le datagramme, Cyclades et son abandon. computerhistory.org/profile/louis-pouzin
- Jon Postel, Domain Name System Structure and Delegation, RFC 1591, mars 1994 : les extensions nationales et la liste ISO 3166. rfc-editor.org/rfc/rfc1591
- Internet Architecture Board, IAB Technical Comment on the Unique DNS Root, RFC 2826, mai 2000 : l’objection de principe à la multiplication des racines. rfc-editor.org/rfc/rfc2826
- IANA, liste des serveurs racine et de leurs opérateurs. iana.org/domains/root/servers
- Verisign, Domain Name Industry Brief, deuxième trimestre 2015 : 296 millions de noms de domaine, dont 138 millions sous les extensions nationales. blog.verisign.com/domain-names/verisign-q215-…
- Google, foire aux questions de Google Public DNS : un résolveur qui s’appuie sur les enregistrements publiés dans la racine officielle. developers.google.com/speed/public-dns/faq
- ICANN, annonce du 1er octobre 2016 sur l’expiration du contrat avec la NTIA. icann.org/news/announcement-2016-10-01-en
- IANA, fiche du .web dans la base de données de la racine : délégué à VeriSign, Inc. depuis le 23 juillet 2026. iana.org/domains/root/db/web.html
- ICANN, annonce du 7 octobre 2026 sur les candidatures du cycle 2026 de nouvelles extensions génériques. icann.org/en/announcements/details/icann-reve…
Première publication : les web-TV de Webcastory (cafeine.tv, techtoc.tv), 13 septembre 2015. Texte de Gérard Peliks, relu, étoffé et mis à jour en octobre 2026 avec l’accord de l’auteur.
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